Côté Cour, top !

Avril 2011 : j’ai testé pour vous le restaurant de Ronan Kernen, Côté Cour à Aix

Le week-end dernier, j’étais dans le sud. Quelques temps auparavant, j’ai entendu ou lu que l’un des participants de l’émission « Top Chef « avait repris un resto à Aix. La gourmande et curieuse que je suis n’a pas pu s’empêcher de faire quelques recherches. Quelques clics plus tard, je trouve l’info : Ronan Kernen (pas de doutes quand à son origine bretonne 😉 est désormais le chef de Côté Cour (anciennement chez Antoine, côté Cour).

Je profite d’un passage à Aix sur le cours pour faire un premier repérage. Pas le coup de coeur pour la carte à l’extérieur mais les prix sont raisonnables et  j’aperçois de loin le décor intérieur. Allez, je me laisserai tenter la prochaine fois.

Ma mère prend soin de réserver chez Côté Cour pour un déjeuner le samedi, 15 jours plus tard, avec des amis. Il fait beau. La première impression est agréable en pénétrant dans le patio. Tout a été refait, mais la verrière est toujours là. Le décor est chic, contemporain où le noir prédomine avec des petites touches laquées. Les femmes s’installent sur la banquette et le store en tissu nous protège du soleil tout en laissant passer l’air. Plutôt agréable.

 

 

En salle, on nous accueille avec le sourire. Le serveur est aux petits soins dès notre arrivée et nous apporte les cartes. L’apéritif se fera au vin blanc. Premier réflexe : regarder la carte des desserts. Une pointe de déception, je m’attendais à trouver un dessert au chocolat plutôt gourmand. Pas grave ! Y’a toujours le yaourt « maison »…

 

 

En attendant de faire notre choix, on nous apporte du pain, du beurre, une coupelle salée (en l’honneur de la Bretagne ?) et une préparation à base de poisson à tartiner en guise de « mise en bouche ».

Après un coup d’oeil au menu « Eveil des papilles » à 35 euros, je me laisse tenter par un déjeuner à la carte. Rapide calcul, pour une entrée, un plat et un dessert, compter 40 euros environ. Mes parents choisissent le menu.

 

 

Je me fais plaisir avec une salade de jeunes pousses à l’huile vanillée, pignons de pin et graines de courge. Dès la première bouchée, je suis satisfaite de mon choix. La vanille éclate en bouche, je suis agréablement surprise.Moi qui apprécie cette saveur, je suis aux anges. Les pignons de pin et les graines de courge apportent une touche croquante. La présentation avec une très fine tranche de pain est réussie. Le déjeuner s’annonce bien !

En plat de résistance, j’ai choisi un des mes plats préférés : le risotto. Bon, j’ai dû faire un compromis et accepter qu’il y ait des asperges. Mais un risotto crémeux au parmesan, ça ne se refuse pas. Après avoir découvert ce plat auprès d’un chef parisien, je sais faire la différence avec du riz collé et un bon risotto. Celui-là est à la hauteur de mes espérances. Le riz est ferme mais crémeux, relevé avec un jus de viande. Petite pointe de modernité avec un nuage de lait d’amande douce. J’avoue ne pas avoir été séduite par cette saveur, mais ça ne gâche en rien le plat. Je savoure chaque bouchée et je ne laisse pas un grain dans l’assiette !

 

Ma mère a choisi un plat d’encornets, servi avec une purée de patates douces, qui a aussi ravi ses papilles.

 

 

Jan s’est laissé tenter par un plat de veau à l’esthétique impeccable.

Dernier plat, et forcément mon préféré, le dessert. J’hésite entre la mousse au chocolat et le yaourt maison aux gariguettes. De loin, j’aperçois le pot de yaourt vanillé servi à une autre table et je me laisse tenter. Là encore, je ne suis pas déçue. La présentation est recherchée avec des petits bâtons de meringue et un pot de yaourt XXL.

 

 

Comme dans un « vrai pot », on retire l’opercule en alu. Première bouchée du yaourt mousseux et léger qui laisse la place à une belle couche de fraises, légèrement acide, pour finir au fond, pas un « étage » plus ferme. Il s’agit de la crème épaisse vanillée. Décidément, le chef aime cette épice. Le summum de la gourmandise ! Je n’en laisse pas une miette.

Jan a choisi la banane flambée. Surprise, celle-ci est rectangulaire, mais n’en reste pas moins excellente.

 

 

Dernière petite gourmandise, des sucettes au caramel, présentées dans un petit bocal. Je ne peux pas résister et puis j’ai fait l’impasse sur le café :-)

Bilan du déjeuner chez Côté Cour : un chef très prometteur, un décor soigné, un service impeccable et des papilles comblées sans impression de lourdeur. Reste plus qu’à revenir pour découvrir la carte du soir !

Ha oui, n’oubliez pas de faire un petit tour aux toilettes, cachées derrière un épais rideau. ça vaut le détour 😉

 

 

Ronan Kernen n’a pas gagné « Top Chef », mais aux fourneaux, il est loin de faire un flop ! Mon intuition me dit que cette belle adresse va bientôt devenir une des tables incontournables d’Aix…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *