South Australia : Beach port, Robe & Adelaïde

Mercredi 14 mars 2012

Depuis hier, nous sommes dans un nouvel état australien : South Australia. Ce matin, arrêt à la fameuse piscine en pleine air d’eau, sept fois plus salée que l’océan. Hum ! En fait, la couleur de l’eau n’est pas très engageante et le niveau est plutôt bas, ce qui donne une impression de vase. Pendant que Maman et Papa font le plein d’eau dans le camping-car, je vais tâter l’eau. Surprise : à 9h du mat’, trois personnes se baignent dans l’eau. J’ai l’impression qu’elles portent des combi. Elles ont laissé leurs vêtements et serviettes sur le bord. ça serait marrant de leur piquer…  L’idée me traverse l’esprit, mais je me retiens.

Sur la jetée de Beach port, des pêcheurs arrivent à peine et déchargent des crabes énormes.

 

Et qui voit-on en revenant ? Les deux filles de la veille qui déchargent leur véhicule (pour le vendre ?) et qui étalent leurs affaires sur les bancs. De vraies « routardes » quoi !

Petit tour, c’est le cas de le dire, vu la dimension du centre-ville, avec un arrêt au magasin principal pour goûter aux « pie » typiquement australiennes. On en prend 2 : une au fromage et bacon, l’autre à la viande hachée. Elles sont chaudes, mais on va attendre le déjeuner ou le dîner (à 10h du mat, ça aura un peu de mal à passer).

On attend patiemment que le « fish shop » ouvre, mais rien. D’après ce qu’on comprend, il vend que du crabe. Et si l’on regarde la taille de notre casserole, ça pourra jamais rentrer. On abandonne.
On part maintenant à Robe, joli petit village, toujours au bord de la mer. On arpente la rue principale et on s’arrête à la boulangerie pour acheter du « turkish bread ». Pas de chance, y’en a pas aujourd’hui. Du coup, on se rabat sur une foccacia. Il y a un beau magasin de glaces, qui met l’eau à la bouche, mais là encore, on n’a pas de chance. Ce n’est que de la vente au détail. Impossible d’acheter un pot de glaces artisanale. Tant pis ! Après une première recherche infructueuse, on arrive enfin à trouver un « fish shop » dans la zone artisanale. Au menu du jour : huîtres, crevettes et gummy shark. Pour le déjeuner, on s’installe face à la mer, sur un banc et on sort notre nourriture. On est à l’ombre, à l’air en compagnie des gambians qui attendent qu’on les nourrisse. Et puis quoi encore ?
Nous reprenons la route pour finir la journée à Tailem Bend, près de la rivière. Un orage éclate sur la route, puis se calme. Dans un premier temps, nous nous installons dans un petit coin au bord de la rivière. Plusieurs voitures viennent et s’en vont. Cela doit être un lieu de rendez-vous. Pour le dîner, nous mangeons nos fameuses « pie ». Pas mal, mais surprise : les deux sont au beef. Pas de « pie » fromage et bacon. Zut !
 Inquiet par la pluie, Papa déplace le camion au moment d’aller se coucher. Nous dormons finalement près de la route près du chemin de fer. Perso, ça ne me dérange pas.
Jeudi 15 mars 2012
Nous allons en direction d’Adelaïde avec un crochet à la McLaren Vale. Impossible de trouver la bonne route. Après un gros détour à travers la campagne sur les petites routes, on abandonne. On a bien vu quelques vergers, mais c’est tout. La signalisation est à améliorer…
Direction le camping, près de l’aéroport. Nous sommes dans un Big4, propre et bien équipé à côté de la plage (des dunes plus exactement). Après un bon déjeuner dehors, au soleil, nous partons explorer Adélaïde. Il y a un seul arrêt de bus avec seulement 2 bus qui passent (et vont vers la ville). Au moins, on ne risque pas de se tromper. Seul hic : il n’y en a qu’un toutes les demi-heures. Après 40 minutes de transport (passage devant Ikéa… australien), on descend à un arrêt au pif dans la ville. On s’est bien débrouillé, on n’est pas loin du départ la balade urbaine du Lonely Planet. Dans la rue principale du shopping center, l’heure est au spectacle de rue. Un festival vient tout juste de se terminer et les artistes prolongent le show.
Ce duo nous a bien fait rire (plus que le magicien quelques mètres plus haut). On retrouve l’animation d’une ville… On découvre ensuite le patrimoine architectural avec l’université.
Puis, on se dirige au bord de l’eau.
(de gros bateaux en papier, comme ceux qu’on faisait quand on était petit)
Spéciale dédicace aux fans de Black Swan !
Après ce petit intermède bucolique, à regarder les élèves faire de l’aviron, on rejoint les jardins botaniques d’Adelaïde.

De beaux spécimens (je veux parler des plantes bien sûr). En sortant des jardins, on tombe sur un Australien qui parle un peu Français et veut, bien sûr, parler avec nous. Il nous accompagne au pub où l’on veux finir la journée.
Edward, c’est son nom, nous apprend qu’il était danseur de ballet, mais a eu une carrière courte car il a commencé tard. Néanmoins, il a participé à des films et a travaillé à Hollywood !. Il est plus de 19h quand on prend congé (on a dû mal à arrêter notre hôte, très bavard). Il nous invite pour le lendemain à prendre le café, en donnant au passage ses coordonnés, avant de réclamer les nôtres. En attendant, faut rentrer au camping d’Adelaïde et surtout attraper le bon bus, qui se fait attendre. Il fait nuit quand enfin il arrive. Quelques arrêts plus loin, on aperçoit nos voisins de camping (deux jeunes qui ont loué un van) qui montent aussi. On descend au même endroit et on se suit dans la nuit, en allant à notre place. Il est plus de 21h quand on atteint enfin notre camping-car. C’est alors que les deux jeunes (la trentaine) commencent à nous parler. J’enchaîne en leur posant des questions sur leur camion. Finalement, on passe la soirée à parler dehors. J’apprend qu’ils ont fini leur tour Melbourne>Adelaïde et qu’ils rentrent demain sur Sydney, avant d’atteindre quelques jours plus tard, leur destination finale : le Danemark.

Après cette longue discussion, je lance le challenge d’aller se baigner dans la mer demain à 8h. L’un n’est pas très chaud, mais l’autre (le plus timide) oui. Rendez-vous pris demain à 8h, sauf que je ne leur ai même pas demandé leurs prénoms. Bon, ben on verra ça demain !

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