Dernier jour dans le Centre Rouge : Kings canyon

Jeudi 22 mars 2012

Dernière journée dans le Centre Rouge. Snif, ça passe trop vite. Ce matin, réveil vers 5h, comme d’ha, au son de « Mathila » (J. Williamson). Paul est déjà debout en train de préparer le petit-dej. La nuit a été parfaite ! Papa et Maman ont aussi bien dormi (il paraît que Papa a entendu une bête roder au petit matin…). Je roule mon swag pour la dernière fois et on assiste à notre dernier lever de soleil.

 

En cette heure matinale, nous partons découvrir Kings Canyon avec une grande boucle de 6 km sur les crêtes. Mais ça commence d’abord par la montée (et ça grimpe sec! ).

Bush tomatoes. Bon, y’a pas de tomatoes, mais y’a les fleurs 😉

Nous poursuivons notre balade vers les crêtes au milieu des roches formées il y a des millions d’années par la superposition des couches de sables, la pluie, l’érosion…

 

Et voici l’entrée du canyon.
D’ailleurs, quelle est la différence entre un canyon et une gorge ? Bonne question hein ?
Réponse : la gorge est ouverte des deux côtés et le canyon d’un seul. Haa, qu’est-ce qu’il est bien notre guide :-)
On est à flanc de falaises et nous nous apprêtons à descendre au jardin d’Eden, tout en bas de Kings canyon.
Juste en dessous, le fameux jardin d’Eden, lové dans la roche.
Et qui est l’unique femme du groupe à s’être baignée dans cette réserve d’eau douce ? Je vous le donne en mille…
Alors ce n’est pas un effet d’optique, ni un maquillage d’Halloween raté ! Je pense que ma crème solaire a dégorgé. Par contre, l’eau est bien « noire ». En fait, on ne voyait pas le fond, ce qui me stressait un peu, je dois le dire. Mais d’autres hommes étaient dans l’eau. Paul m’ a fait une blague, genre y’a des crocos… J’ai hésité à  faire le blague je me noie pour l’obliger à plonger tout habillé 😉
C’est aussi la pause goûter : j’ai bien mérité une pomme et un cookie.
Après cette petite baignade, on remonte sur les crêtes pour arriver de l’autre côté du canyon.
Les différentes couleurs de Kings canyon sont dues à l’oxydation (de mémoire).

 

En principe, pendant la saison humide, une belle cascade jaillit dans ce panorama. Là, on est à la fin de l’été. Par conséquent, c’est sec !

 

Nous voilà revenus au point de départ. On remonte dans le bus pour prendre la direction d’Alice Springs, mais nous nous arrêtons rapidement sur une grande aire avec petit magasin, camping, barbecue et tables. Pour notre dernier dej, des « hamburgers » faits maison. J’avais tellement faim que j’en ai mangé deux. Et…. ananas pour le dessert ! Ouah ! Si seulement, il n’y avait pas ces mouches qui nous tournaient autour.
Après le repas, nous reprenons le mini-bus. Pas mal de route nous attend… Nous prenons une piste caillouteuse au milieu du bush. Cela provoque tellement de bruit dans l’habitacle qu’on doit presque crier pour se parler avec Paul. Sur cette unique route traversant le bush, on a croisé un improbable cycliste, seul, transportant son matériel. Il faudrait mieux qu’il ne lui arrive rien.
 Pause au milieu de l’après-midi : pour la dernière fois, on fait notre corvée bois. Ce soir, le trip continue pour certains chanceux qui ont pris une extension de 2 jours supplémentaires. Ils seront dans un lieu totalement sauvage (sans douche, ni WC, paraît-il). J’aurais bien aimé poursuivre l’aventure…
Le long de la piste, nous observons des chevaux sauvages, avant de retrouver le bitume. Le dernier stop marque la fin de notre « trip ». Un autre mini-bus doit venir nous récupérer, il nous ramènera à Alice Springs, pendant que les autres poursuivent leur périple. Sur les 16, seuls 5 continuent. Les autres rentrent avec nous. Je fais mes « adieux » à Paul, qui a été un super guide, bon cuisiner et charmant avec ça (mais déjà pris… 😉
Je suis sûre qu’il est un peu triste de perdre la super co-pilote que je suis 😉
Et en plus, le pauvre, se récupère un couple de râleurs New-Calédoniens. Ils sont arrivés par le bus qui doit nous ramener et font l’extension de deux jours. A peine sont-ils arrivés, qu’ils n’ont pas arrêté de se plaindre à mes parents (trop de marche, cuisine pas bonne, pas de confort). Les pauvres s’ils savaient ce qui les attend ce soir….
Nous embarquons donc dans ce nouveau mini-bus et c’est une jeune femme sympathique qui le conduit. J’en profite pour échanger avec le couple d’américains sur le chemin du retour. 19h : nous arrivons au Crown Plaza qui sonne définitivement la fin. Deborah est là pour nous récupérer. A peine rentrés, on repart tout de suite en ville avec Papa pour prendre de l’argent et acheter de la nourriture pour le dîner de ce soir. Il fait presque nuit et j’avoue que je ne suis pas rassurée. Je ne me sens pas à ma place dans cette ville. De jeunes Aborigènes crient, comme s’il y avait une bagarre. Avec Papa, on fait un détour pour passer où c’est bien éclairé. De retour avec quelques vivres et de la bière, j’accélère le pas. Il fait nuit noire, on n’a pas de lampe et 15 minutes de marche. Je regarde de tous les côtés, traverse quand je sens un truc louche. On rentre sans problème. Ouf ! L’autre couple de Français est rentré aussi, ils se sont régalés.
Dernière nuit dans le Centre Rouge. Bien que je ne m’imagine pas du tout y vivre (je me sens trop étrangère et loin de tout), c’est une très belle partie de l’Australie à découvrir en mode « roots ». Le swag va me manquer avec le repas au feu de bois… Demain, retour à la civilisation. Nous avons notre avion à 11h pour Perth.

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