Journée autour d’Ubud

Le 28 avril 2012

Petit-déjeuner continental avec oeuf, toast et salade de fruits. L’oeuf dur sera pour plus tard.

 

Aujourd’hui, nous découvrons les alentours d’Ubud avec Inyoman, notre chauffeur-guide. Premier arrêt de la journée Goa Gajah, surnommée la grotte de l’éléphant. Nous mettons notre sarong pour rentrer dans le lieu sacré.

Un grand bassin d’eau sacrée en arrivant à droite.

 

Quelques mètres plus loin, la fameuse grotte. On y rentre par la bouche d’un démon.

 

Après quelques pas dans le noir, nous arrivons sur une pièce rectangulaire avec différentes statues, dont celle de Ganesh, l’éléphant.

 

 

On passe ensuite dans des petits temples, avant de descendre vers les jardins.

 

Un temple est indiqué et une vieille femme m’invite à rentrer avec elle pour prier. Je m’exécute. Elle me béni et je dépose une offrande et me demande combien j’ai payé mon sarong. Naïvement, je réponds la vérité : 150 000 roupies (soit environ 14 dollars), avant de me réclamer de la « money ».

 

Je n’ai pas saisi sa phrase au premier abord. Un autre touriste arrive et elle fait la même cérémonie en demandant de la monnaie.

 

 

Le touriste glisse de l’argent sous l’offrande et elle me désigne du doigt. Haa, j’ai compris. Je sors un billet de 2000 ruphias (20 centimes) et forcément, elle n’ai pas très contente, mais je lui dit que j’ai que ça et je pars illico presto.
En remontant, on a déjà chaud.

Deuxième arrêt : Gunung Kawi, l’un des plus vieux sites de Bali, autour d’Ubud. On a un petit creux et Inoyman nous arrête à un stand ambulant. La dame nous donne pour 3000 ruphia un « lak lak » dans une feuille de banane. Il s’agit de mini-pancakes avec riz, palme de sucre, noix de coco râpée et sucre de palme. Le tout tiède. Verdict : on se régale. On avait bien besoin d’un petit coup de fouet.

 

On remet notre sarong pour découvrir le Gunung Kawi. Avant d’atteindre le fameux monument, j’achète une noix de coco sculptée pour 50 000 roupies (4,5 dollars environ) et Cécile aussi. Le soleil tape et comme une imbécile, je n’ai pris ni mon chapeau, ni de l’eau.
Nous arrivons à l’entrée à proprement parler. Il faut s’asperger d’eau sacrée.

 

Nous voilà au milieu d’une impressionnante construction avec des niches géantes. Pas moins de 10 sanctuaires ont été érigés.

 

Pour renter dans l’une des parties, je dois retirer mes chaussures et marcher sur la pierre.

 

Ce que je prenais pour des lits mortuaires sont en fait des lits de méditation…

 

Sur le chemin du retour, je me décide à acheter un pic à cheveux avec une (fausse) fleur de frangipanier. On se fait régulièrement héler pour voir les boutiques. Difficile de marcher tranquillement dans les lieux touristiques. C’est maintenant l’heure de déjeuner. Notre guide nous propose un warung local. Pour 1300 roupies (1,2 dollars environ), j’ai une assiette composée avec riz blanc, nouilles et oeuf dur avec un verre de thé glacé.

 

Une famille de Français se joint à notre table et nous en profitons pour discuter. Pas de dessert : les mouches sur les beignets de banane ne me donnent pas très envie. C’est peut-être pour ça qu’ils sont bons…

Après ce bon déjeuner, nous partons vers Titra Empul, des sources sacrées.

 

A peine arrivés, il commence à pluvioter ! En même temps, dans l’eau, ça ne change pas grand chose. Hé oui,je vais me baigner dans les bassins auxquels on attribue des pouvoirs magiques et où de nombreux locaux viennent prier. Cécile n’est pas décidée à se joindre à moi. Pour se baigner, il faut garder son tee-shirt et mettre un sarong en bas. Je me lance : le bassin est peu profond. Par contre, il faut aller sous chaque jet d’eau, à part ceux consacrés aux morts. Je n’avais pas compris le fonctionnement… Après,il faut passer au bassin suivant. L’eau n’est pas chaude, mais ça va. Ce lieu est dédié à l’hindouisme.

 

Je file ensuite me changer là où il y a des casiers. Je n’ai pas trouvé le bon endroit probablement. Cécile me prête un sarong sec pour aller dans le temple. Nous faisons une nouvelle cérémonie. Inyoman verse de l’eau dans les mains que je dois boire 3 fois et m’asperge d’eau par trois fois aussi. Je dois manger quelques grains de riz et quelques autres grains sont collés sur mon front par Inyoman. Cécile se plie aussi au même rituel. Nous nous promenons ensuite dans le temple.

 

En sortant, il faut suivre un labyrinthe de magasins et ses nombreux sollicitations. Une dame veut à tout prix me vendre ses bananes, je dois presque fermer la portière sur son nez. Ces incessants harcèlements sont parfois pénibles.
Nous reprenons la voiture et traversons des rizières.

La route traversant la forêt est bordée de nombreux ateliers de taille de pierre. Il s’agit de décorations pour les temples ou le jardin. Certains pièces sont impressionnantes.

Nous finissons par l’Elephant Safari Park,qui, d’après le Lonely héberge une trentaine d’éléphants qui ont travaillé dans les exploitations forestières de Sumatra. L’entrée, autour de 56 dollars australiens, comprend une balade de 30 minutes. Nous jetons d’abord un oeil aux explications avant d’être accueillies par une responsable du parc. Elle nous invite à commencer par la balade. Nous voyons un pachyderme arriver avec un petit banc sur son dos.

 

Il est juste à notre hauteur, il suffit juste de s’asseoir. La place est juste. En fait, les 30 minutes sont suffisantes. Je trouve que la cadence est loin d’être confortable. Le cornac est assis sur le cou de l’éléphant. En faisant le tour, nous découvrons que tous les éléphants, sauf les bébés, ont les pieds attachés par une chaîne.

Ils ont de quoi se nourrir, mais ça fait de la peine de ne pas les voir en liberté. Apparemment, ils mangeraient tout…
A la fin du tour, notre éléphant fait un tour dans la piscine. Espérons qu’il n’ait pas envie de faire un « ‘sous l’eau » avec nous dessus. Retour au point de départ.

 

C’est l’heure du bain et les éléphants se prêtent volontiers au jeu.

 

En sortant, un ranger nous donne des branches pour nourrir un éléphant. C’est trop amusant de voir avec quelle dextérité il utilise sa trompe. Et Monsieur sélectionne ses branches !

 

Petit détour par les bébés éléphants avant de faire une halte à la boutique.

 

Il est près de 18h, l’heure de quitter le parc. Nous sommes les dernières… C’est notre dernière nuit à Ubud, donc dernière occasion de faire un massage. Le spectacle de danse sera pour le retour ! A peine arrivée, je me change et je vais à un institut juste à côté de l’hôtel. Pour 110 000 roupies (environ 10 dollars), j’ai un massage d’une heure, avec gommage et masque pour le corps. Une occasion pareille, ça ne se refuse pas !
Je rentre, il n’y a personne. Puis enfin, une jeune femme sort de la cabine. Je lui explique ce que je veux. Ok, mais il n’y a pas d’eau chaude. Au même moment, j’entends des chiens aboyer et se battre. Elle me dit qu’une cérémonie se prépare dans la maison d’à côté. Je suis tentée de rebrousser chemin, puis je me dis que comme je suis là, je peux bien tenter la chose pour environ 10 dollars.
Et là moment mémorable. Vous vous souvenez de la scène de Pio Marmaï dans « un heureux événement » avec les chaussons lors de l’accouchement ? J’ai vécu cette scène a un détail près. La jeune femme me tend un tissu bouffant qui ressemble à une charlotte. Bizarre, il y a deux trous. Mais je suis prête à me la mettre sur la tête, quand l’esthéticienne m’interrompt par plusieurs « non » et me montre d’un geste qu’il faut l’enfiler par le bas. Etincelle : ha oui, c’est une culotte jetable… avec deux trous pour les jambes. Grand moment de solitude…

Mieux vaut en rire. En tout cas, c’est le parti que j’ai pris. Le massage est bien, mais avec le bruit, difficile de se détendre. Le gommage est fait en 5 minutes, par la soeur de l’esthéticienne, qui m’enveloppe dans un tissu. Sauf que ce n’est pas un masque et 10 minutes plus tard, j’attends toujours. Je demande ce ‘il en est et on m’invite à ma rincer. En fait, c’est surtout moi qui me fait le gommage sous la douche et en voyant mes affaires, je comprends que le soin est fini. Après m’être rhabillée, je demande des explications. A priori, il n’y avait pas de masque dans le soin choisi.
Bilan : le massage était bien, mais je ne recommande pas le lieu.

Pour notre dernier dîner, nous retournons au KAFE et je commande ma boisson préférée : vanilla &lime soda. Pour le dessert, je me laisse tenter par un gâteau violet, apparemment au cassis. Je ne renouvellerai pas l’expérience, même si ce n’était pas mauvais. Demain, nous partons pour 4 jours et 3 nuits à travers Bali avec notre guide….

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