En route pour Munduk

Dimanche 29 avril 2012

Dernier petit-déjeuner à Indra Prastha et j’ai commandé une fameuse crêpe verte ! Avec Cécile, nous partons pour 4 jours à la découverte de Bali avec Inyoman, notre guide-chauffeur. Nous avons laissé quelques affaires à l’auberge pour notre retour.
Pour bien commencer la journée, nous allons visiter le Pura Taman Ayun :  un temple royal, construit en 1627 dans le village de Mengwi. Comme à chaque fois, l’entrée est toujours majestueuse !

 

Un soin est aussi apporté aux jardins.

 

Pour la première fois, nous voyons une sorte de mirador… Hop, on, grimpe pour apprécier la vue.

 

Par contre, il ne faut pas être trop gros s’il on veut profiter de la vue (finalement assez limitée), au vu de la largeur de l’escalier.

Nous empruntons ensuite un couloir extérieur pour faire le tour des temples. Ils sont dédiés aux différents volcans/montagnes de la région. Plus il y a de toits, plus le volcan auquel le temple est dédié est haut…

 

Nous quittons à présent la ville pour la campagne balinaise.

 

La faim commence à se faire sentir et Inyoman s’arrête sur le bord de la route pour acheter des nouveaux en-cas « jan jan ».

 

Ceux là ont un aspect caoutchouc. Le vert est fabriqué avec la même plante utilisée pour le pancake vert et le jaune est à base de tapioca. Le goût est assez indéfinissable. Les petits morceaux jaunes ont un goût d’alcool, de bière… Je préfère le « lak lak »!

Nous nous arrêtons maintenant à une plantation de café : Mertha Sari Bhuana, qui fabrique, entre autre, le café Luwak. En réalité, ce café réputé de Bali a un procédé de fabrication très particulier… Tout se passe dans la forêt balinaise. Les graines de café rouges sont d’abord ingérées par un petit animal, Luwak (civette), qui les avale sans les croquer.

 

 

Quand les graines sont dans le corps de la bête, elles subissent un traitement naturel et fermentent. Elles sont ensuite digérées et rejetées entières. Des personnes collectent les conglomérats sur le sol de la forêt, les nettoient, retirent la peau et les font torréfier, comme n’importe quel graine de café.

 

Pour finir, elles sont moulues. Et voilà comment on obtient le café Luwak. Présenté comme cela ce n’est pas très ragoûtant, je vous l’accorde. Pour info, ce café aurait des arômes de caramel et de chocolat. Réputé, il est aussi (forcément) plus cher. Même la dégustation est payante, contrairement aux autres boissons produites localement. Je me suis donc abstenue d’y goûter et d’en acheter. N’étant pas une buveuse de café, j’ai préféré acheter à mes parents du café de Bali plus « traditionnel ».
Cette plantation a aussi l’avantage de présenter de nombreux fruits et plantes locales. Dans l’ordre : café, papaye, ananas, cacao et incertitude sur la dernière : ginseng, lemon grass…
L’heure est venue de la dégustation. Pour mettre l’eau à la bouche du client (qui va ensuite acheter les produits testés), on nous présente une tasse de chacune des boissons produites. De gauche à droite :

Bali coffee (mais pas Luwak), ginseng coffee (j’ai bien aime à ma grande surprise), lemon grass tea (très sucré), ginger coffee (imbuvable pour moi) et hot chocolate (avec de l’eau, dommage. Ils utilisent peu le lait de vache).

Forcément, après on passe à la caisse. Vanille (environ 5 euros les 12 gousses), café, thé au gingembre pour Linda, cacao en poudre… je fais le plein !
Le ventre rempli de liquide, nous reprenons la voiture pour les plateaux verts de Bali. Après quelques virages serrés, je suis heureuse de respirer l’air frais de Jatiluwih, qui signifie « vraiment merveilleux ». Un nom parfait pour désigner ce panorama de rizières en terrasse, qui devraient bientôt figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Mais avant d’aller se promener, il faut reprendre des forces. On s’arrête dans le warung DHEA pour déguster le riz rouge du coin. Cécile se laisse tenter par un « ice tea » au riz rouge. Pour le plat de résistance, le fameux nasi goreng et pour le dessert, on partage avec Cécile les deux spécialités : Pisa Goreng (beignets de banane) et un pancake à la fraise (elles sont produites dans la région). Hé oui, faut pas se laisser abattre ! En même temps, il pleut. En partant, on achète un sachet de riz !
Petite balade digestive dans les rizières…
Et voilà de la vanille « fraîche » sur l’arbre. Elle n’est pas mûre, donc verte (et difficile à voir)
Rencontre avec les fermiers et habitants pur jus…
(chapeau anti-pluie local :-)
Après cette promenade très verte, nous reprenons la route. L’après-midi touche à sa fin quand nous arrivons dans la ville de Candikuning (ça ne s’invente pas !), productrice des fraises. On sait ce que l’on va manger au dessert. Nous achetons une barquette sur la route en baissant simplement la vitre.
Dernière visite de la journée : le Pura Ulun Danu Bratan, un sanctuaire indo-bouddhique dédié à Dewi Danu, déesse des Eaux. Logiquement, le sanctuaire est au milieu du lac.
Il fait nuit quand nous arrivons enfin à Munduk, un village de montagne. Notre chauffeur était pressé et a appuyé sur le champignon, ce qui nous a valu quelques frayeurs…
La première auberge citée dans le Lonely est la bonne : le Guru Ratna. Nous sommes accueillis par Putu (prononcez Poutou, sans rire) qui nous fait visiter les lieux et s’excuse de ne pas avoir de chambre pour le guide. Mais il peut dormir dans la même chambre, nous suggère-t-il. Heu non, je crois que cela ne va pas être possible. Nous avons donc une jolie chambre  (twin) avec salle de bains et eau chaude… à –50 %, pour cause de basse saison.
En fait, nous sommes quasiment les seules clientes ce soir et Putu se plie en quatre pour nous satisfaire, fait la conversation et nous offre une boisson de bienvenue. Après un dîner léger à base de croque-monsieur (jaffle), garlic bread et salade locale, nous allons nous coucher. Sans oublier nos fraises. Pas assez mûres à mon goût, dommage ! Un chien se met alors à aboyer ! Pourvu que cela ne dure pas toute la nuit…

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