Bali Barat National Parc

Lundi 31 avril 2012

Réveil matinal à Munduk.

 

L’auberge n’est pas l’endroit rêvé pour faire une grasse mat’. La faute à la route principale, qui passe juste à côté. On avale notre petit-dej avant de retrouver Inoyman. Notre journée débute par une balade près d’une cascade. A peine rentrée dans la voiture, une odeur de renfermé me prend à la gorge. Avec Cécile, on ouvre les fenêtres en grand pour respirer l’air frais. En fait, le problème est plutôt de savoir qui est à l’origine de cette odeur. Le bon côté des choses est qu’il n’y a que 5 minutes de voiture et nous sommes à l’air libre. Pas de risque de perdre notre chauffeur dans la forêt, on peut le suivre à la trace !

En principe, l’accès à la cascade est payant (tout est payant en réalité à Bali), mais, par chance, le contrôleur n’est pas là. Dix minutes de marche, nous sommes arrivées. Rien de très impressionnant, mais joli.

 

Au retour, nous nous arrêtons au stand d’une vielle femme qui vend de la vanille, des épices et du café. La vanille est moitié prix, par rapport à celle achetée au magasin la veille. Cécile fait aussi le plein d’épices.

 

C’est parti pour plusieurs heures de voiture pour rejoindre le nord-ouest de Bali.

 

Avant de se rendre au Tasman National Bali Barat, nous faisons un arrêt à un temple et nous participons à une cérémonie. Inyoman fait des offrandes et nous prions ensemble. Ce temple est le domaine réservé des singes. Humains et animaux coexistent.

 

Il est l’heure de déjeuner. Par chance, un warung est placé juste à l’entrée du parc pour nous faire gagner du temps. Inoyman nous dit que c’est là, puis ne s’assoit pas. C’est pas très clair. Finalement, nous mangeons sur place. Mais avant, un tour aux toilettes s’impose. Problème, il n’y a pas de toilettes à l’occidentale (ou à la turque). On a droit aux pires toilettes de tout notre séjour : une dalle défoncée avec un tout petit trou dans le mur. Difficile de comprendre comment se fait l’évacuation, d’autant qu’il n’y a pas d’eau courante… C’est le moment de prendre sur soi et de faire abstraction de l’environnement. Et là, on rend grâce à notre PQ sous le bras et notre gel antibactérien pour les mains.
En revenant des toilettes, coup d’oeil à la cuisine. Je pense qu’il vaut mieux ne pas regarder en fait. La bonne nouvelle est que nous allons manger des nouilles sautées en sachet avec un oeuf cuit (Mie Goreng). Pas de poulet, non merci ! A la première cuillère, je commence à cracher du feu. Le sachet est épicé ! Je mange que la moitié de mon bol… pour 3000 roupies. Ce repas restera « mémorable ».

 

Je me rattrape en achetant deux barres chocolatées à une vendeuse ambulante. Avant de partir, photos souvenir des enfants du coin…

 

Cet après-midi nous prévoyons de faire une balade de 3 heures dans la forêt. Nous rencontrons Putu Tatoo (pour cause de … tatouages), notre guide. Une conversation s’engage, suivie d’une négociation. Après discussion, il accepte de nous faire 3 heures de balade pour 350 000 rouphias. Au départ, il s’agit du prix de 2 heures pour 2 personnes.
14h20 : la balade commence par la mangrove au bord de l’eau.

 

Putu Tatoo connaît bien son discours et ses explications sont claires. C’est un passionné de la nature et ça se ressent. En fait, toutes les repousses de la mangrove dépendent à l’origine d’un seul arbre.

 

Mais la beauté de ce parc est menacé par les quantités d’ordures qui jonchent le sol et l’eau. Il n’y a pas de système de recyclage. Les habitants jettent tout dans les rivières ou dans l’eau. Les écolos n’ont d’autre choix que de ramasser les ordures et de les brûler.

 

Après avoir admiré la mangrove et l’arbre de Tahiti,

 

Nous nous enfonçons dans la forêt chaude et humide.
Maintenant, nous faisons plus amples connaissances avec les lianes, qui ne peuvent se développer seulement en s’accrochant à un autre arbre et en grandissant avec. Mais parfois la liane va jusqu’à tuer son arbre tuteur. Qui dit liane, dit Tarzan… et Jane !

 

Petite pause dans le lit de la rivière (nous sommes en saison sèche).

 

Au loin, nous voyons des singes. Putu nous fait partager sa passion pour les tortues. Il a travaillé pour le WWF et a assisté à la naissance de centaines de petites tortues qui sortent de la terre pour rejoindre le rivage. Il nous montre une vidéo sur son téléphone.

 

Notre balade touche à sa fin. Notre guide-chauffeur nous récupère juste à la sortie de la forêt. Même si nous avons vu peu d’animaux, le chant des oiseaux et la tranquillité des lieux ont fait de cet après-midi un agréable moment. Nous déposons Putu Tatoo à son village avant de regagner la ville de Pemuteran.
Sur la route, nous doublons des motos chargées de piment !

 

Permuteran, principale ville près du parc et c’est aussi le point de départ le plus proche pour faire du snorkeling sur l’île de Menjangan. Inoyman est allé se renseigner sur la location d’un bateau avec guide et capitaine pour une excursion de 4 heures. Comme tous les jours, nous devons d’abord trouver un hôtel. Notre chauffeur nous emmène d’abord au Reef Seen. Les bungalows ne sont pas donnés (par rapport aux prix moyens) : entre 450 et 500 000, selon si c’est avec clim ou ventilo. C’est la basse saison, mais la personne nous incite à booker maintenant. Le prix pour la sortie en mer est aussi plus élevé, si l’on ajoute tout. Sans compter qu’il nous facture le déplacement jusqu’à l’embarcadère alors que nous avons notre propre chauffeur que nous payons déjà. Moyennent emballées, nous allons voir une autre auberge : Jubawa Home Stay. Bingo ! Bungalow (neuf) de caractère avec lit double et moustiquaires, dîner et petit-déjeuner compris. Cerise sur le gâteau : une piscine ! Un grand « oui » sans hésiter. Le tout pour 350 000 rouphias à 2 !

 

Après discussion avec Inyoman, nous décidons de louer un guide et le capitaine demain matin directement à l’embarcadère. Il y a possibilité de négociation… Plus une minute à perdre, je me jette dans la piscine chaude ! Ce n’est pas écolo (car il s’agit d’eau douce), mais quel bonheur de se rafraîchir et de nager.

 

 

Seul hic : le wifi ne marche pas.

Après une bonne douche, nous nous retrouvons vers 20h pour le dîner. Poisson pour tout le monde ! Tout serait parfait si le restaurant n’était pas situé au bord de la route passante. Inyoman me fait goûter l’alcool local : l’arak ! Effet immédiat : je dois lutter pour garder les yeux ouverts jusqu’au dessert. Après dîner, Cécile veut consulter ces mails. Pas de chance, le bureau en face de l’auberge est fermé. Pas de connexion : au moins, on se couche tôt !

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