Menjangan : un paradis pour le snorkeling !

Mardi 1er mai 2012

Après une bonne nuit de sommeil dans notre superbe chambre, nous quittons Jubawa Home Stay ( à regret) à 8h30. Avant de partir, nous emportons notre lunch : un club-sandwich que nous dégusterons au retour de notre escapade. Direction l’embarcadère de Permuteran. La négociation est devenue un peu ma spécialité, tandis que Cécile s’occupe de faire la paperasse et tient à jour les comptes. Je suis reçue par Putu (encore un), qui est l’un des guides officiant sur l’île de Menjangan. Il me donne les tarifs pour deux personnes incluant un tour de 3 heures avec un capitaine, le materiel de snorkeling et l’entrée au parc. J’ai déjà mon matériel, je négocie donc un rabais de 30 000 rouphias. De plus, nous voulons un tour de 4 heures. De mémoire, l’heure supplémentaire est à 40 000 rouphias. On tombe sur un compte qui n’est pas rond, dans le genre 675 000. C’est la basse saison, je sors encore cet argument et je vois que Putu est réticent. Dernier argument : et si on allait demander à quelqu’un d’autre ? Il dit oui, pas de problème, puis quand je lui propose mon dernier tarif, autour de 655 rouphias de tête, il acquiesce à mon argument « un prix juste pour vous et pour nous ». On est d’accord, Cécile se rend au bureau pour régler la note. Avant de partir sur l’île où il n’y a pas de toilettes, petit tour aux WC du coin. Propre, ouf !
On a notre stock de crème solaire, chapeau, lunettes, masque, tuba, serviette et lunch. C’est parti ! On saute dans une barque de pêcheur avec Putu et le capitaine.
La traversée dure 30 minutes. Nous découvrons Bali, vu du large.
J’avale une banane, histoire de prendre des forces pour le snorkeling. Contrairement à Putu et Cécile, je n’ai pas de palmes.
En approchant du ponton, on peut déjà admirer la clarté de l’eau et des fonds marins.
Nous sommes quasiment seuls sur l’île. Il y a un seul bateau. Nous sommes amarrés au ponton.
Pour la première fois, je goûte à la mer de Bali. Il fait un temps radieux, mais j’ai prévu mon tee-shirt au cas où l’eau soit fraîche. Surprise : l’eau est chaude ! Je ne me suis jamais baignée dans de l’eau aussi chaude. C’est comme si l’on était dans une baignoire géante.
J’enfile mes chaussettes en néoprène pour ne pas me blesser sur les coraux (je n’ai pas de palmes). Masque et tuba sont vissés sur mon visage. Cécile est prête aussi. Il ne reste plus qu’à suivre Putu. Avec ma peur des requins, je fais le maximum pour rester au milieu, entre Putu et Cécile, même si on ne craint pas grand chose. Les coraux sont dans 60 cm d’eau. Cette expérience restera le meilleur souvenir de mon séjour à Bali. Nous nageons dans un aquarium géant.Putu me montre des petits« Némo » cachés dans les coraux. Je tombe sous le charme des poissons tropicaux jaune et noir. D’autres sont bleus/verts. Nous avançons le long d’un mur, comme une falaise sous-marine. Après, c’est le grand bleu, impossible de voir le fond avec un masque et un tuba.
Soudain, je vois Putu qui s’accroche à un gros coraux, comme s’il voulait l’arracher. Je ne comprends pas ce qu’il veut faire. Après plusieurs tentatives, je le vois arriver avec quelque chose dans les mains. Il s’agit d’un poisson gonflé, couleur saumon. Je le caresse : il a la peau si douce ! Putu me le glisse dans les mains. Son nom ? Ball fish ! Je manque de le laisser s’échapper. Je peux l’admirer de près, voir ses petits yeux. Je n’aurais jamais imaginé qu’un poisson pouvait être aussi mignon. Je laisse échapper des rires à travers mon tuba. Cécile n’est pas à côté de moi. Je rends le poisson à Putu et va vite la chercher pour qu’elle partage cette expérience. Après quelques minutes, on laisse notre poisson retrouver sa liberté.
Notre étonnante découverte des fonds sous-marins continue avec des coraux de toutes les couleurs et des milliers de poissons. Parfois, des courants chauds et froids nous surprennent. Putu plonge et nous met dans les mains une belle étoile de mer bleu lavande. Après cette première plongée, nous revenons au ponton et nous en profitons pour faire une petite pause et aller visiter le temple de l’île.

Des daims habitent sur l’île et s’approchent des visiteurs.

 

Nous mettons notre sarong pour aller jusqu’au temple. La vue depuis l’île sur la baie est magnifique.

 

 

Mais à certains endroits, le plaisir est encore gâché par la présence de détritus.
En arrivant au temple, j’aperçois les gardiens : trois cerfs sous un abri, allongés juste en face du temple. Je jette un rapide coup d’oeil avant de retourner au bateau.

 

Nous avons encore deux séances de snorkeling à deux spots différents. Le snorkeling, ça creuse ! Heureusement, ce matin Inoyman nous a acheté des « jan jan ».

 

Comme toujours, la base est une espèce de pâte compacte enroulée dans une feuille de banane. Le goût du triangle est assez indéfinissable. Cécile en a choisi un avec un cœur rose.

Chaque plongée est un enchantement pour les yeux et je regrette de ne pas avoir d’appareil-photo waterproof pour immortaliser les beautés sous-marine. Lors de notre dernière plongée, Putu me montre un énorme poisson qui nage au delà du mur dans l’eau bleu foncée. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un mammifère de la famille des requins. Hors de question pour moi de l’approcher ! Je veille à bien rester du côté des coraux. Il est plus de 13h, l’heure pour nous de rentrer.
Le temps de la traversée, on va pouvoir déguster notre club-sandwich à 40 000 roupies (environ 3,90 dollars), qui est plus cher que la moyenne. Surprise en ouvrant la boîte : un beau sandwich avec des frites.

Franchement, c’est l’un, pour par dire LE meilleur club-sandwich que j’ai pu manger de ma vie. Une (bonne) surprise n’arrivant pas seule, je découvre qu’il y a du bleu dans le sandwich. Le poulet et les oeufs sont un régal, la salade croquante, le pain moelleux. Que du bonheur ! Seul bémol : les frites sont froides… et donc molles. Mais qu’est-ce que ça fait du bien de manger ! Pour le dessert, nous avons une réserve de mangoustines dans la voiture. Ces fruits, typiques de Bali, ont une chair blanche au goût légèrement sucré.

 

Un petit billet pour remercier le capitaine et Putu et nous nous dirigeons vers la douche de l’embarcadère. Visiblement, il y a un petit problème d’arrivée d’eau. Tant pis, nous attendrons d’être à notre hôtel. Ce soir, nous dormirons à Lovina, un village au bord de la mer. Différents hôtels sont indiqués dans le Lonely. Inyoman nous emmène au premier : le Rini. Beau jardin, grande chambre twin décorée avec sobriété et soin et une grande salle de bains.

Enfin, une belle piscine. Le tout pour 350 000 rouphias, leur meilleur prix (au lieu de 400 000). Il faut toujours demander le meilleur prix en basse saison. Celui-ci nous plaît bien, mais nous voulons tout de même aller voir un autre hôtel conseillé par le Lonely. A peine sorties, nous nous faisons attraper par un mec qui veut absolument nous faire visiter un hôtel directement sur la plage. Il est insistant et cette façon de faire nous fait dire qu’on va pas forcément avoir une bonne surprise. On y va quand même. D’abord, il faut marcher, puis la personne de l’hôtel chargée de nous faire visiter veut nous montrer une double à tout prix, alors qu’on lui demande un twin. Elle finit par nous montrer la twin. En jetant un œil depuis le pas de la porte, pas besoin d’aller plus loin. Les murs (et probablement la propreté) laissent à désirer. On ne se risque pas à aller voir la salle de bains. Que dire ? Là, Cécile a une expression toute trouvée « it’s a nice place ». En clair, l’environnement est pas mal, mais pas question de dormir dans cette chambre. C’est un peu notre code pour dire, ça ne me convient pas. D’autant, que cette chambre est au même prix que celle de Rini. La personne insiste sur la vue directement sur la mer. Il n’y a pas de piscine et la plage n’a rien de transcendant.

Pas de discussion, on est d’accord : c’est non ! Le rabatteur devait s’en douter et veut nous refiler un autre hôtel. Là, c’est non. Nous allons voir le fameux deuxième hôtel cité dans le Lonely. Là aussi, cadre pas mal, mais rien de terrible pour les chambres . « It’s a nice place », dixit Cécile. La messe est dite, notre choix est fixé.
On s’installe au Rini avec wifi et piscine. Je suis sur le point d’aller à la piscine quand Cécile me fait remarquer que j’ai pris un coup de soleil… sur les fesses ! Ha oui, effectivement, je suis rouge. J’ai oublié de bien me tartiner à cet endroit. Et le snorkeling sur le ventre sans une bonne couche de crème solaire, ça ne pardonne pas. Cécile a aussi pris des couleurs sur l’arrière des jambes. Après la piscine, je dégaine ma crème miracle apaisante « anti bobo ».
Je suis la première à passer sous la douche et il y a un souci : pas d’eau chaude. L’eau est en fait tiède. Peut-être n’ai-je pas assez attendu ? Même constatation pour Cécile. Tant pis !

Avant 19h, nous devons nous décider sur le programme de demain : va-t-on voir les dauphins demain sur une embarcation ? Ce nouveau business est controversé en raison de la présence de nombreux bateaux à moteur qui veulent emmener les touristes. Il n’y a pas de régulations. Je laisse le choix à Cécile, car je sais que je vais pouvoir les approcher à Monkey Mia en Australie. Inyoman nous dit qu’un ami à lui peut nous emmener. Il insiste (un peu). OK, mais on le laisse expliquer à la réception qu’on a booké le tour avec quelqu’un d’autre.

Vers 19h, nous nous retrouvons tous les trois pour manger sur le front de mer. Nous nous laissons tenter par le Sunset Café au bout de la plage. Pour le dessert, par contre, nous irons à Jasmine Kitchen, qui, d’après le Lonely, a de très bonnes douceurs.
Il est possible d’avoir du homard pour environ 19 dollars, mais si je rajoute la boisson, ça commence à faire, d’autant qu’on a prévu de se faire un bon dessert. J’opte finalement pour une assiette de fruits de mer avec sauce à l’ail et au beurre. Avec Cécile, on craque pour cette sauce. Ce soir, ambiance tamisée avec un petit éclairage sur la table qui empêche de bien voir ce que l’on a dans l’assiette. Un groupe va même assurer l’ambiance musicale. On nous distribue une liste de chansons et on peut passer « commande ». Dans la liste, « Aline » de Christophe. Entendre une chanson française chantée par des Balinais, ça mérite le détour. Les accords sont justes, le refrain est compréhensible (pas très difficile), mais pour les couplets, c’est autre chose ! On ne comprend pas vraiment ce que le chanteur dit. Qu’importe, on rigole et passe un agréable moment. Les autres clients sont plus timides pour passer commande.
L’estomac bien rempli, nous nous dirigeons vers « Jasmine Kitchen ».

Inyoman nous accompagne, puis nous laisse, une fois arrivés sur place. L’hôtel n’est pas loin, nous devrions retrouver notre chemin.

La carte de Jasmine Kitchen nous fait saliver et l’accueil est particulièrement aimable. Le lieu respire la propreté. Ce soir on se lâche pour fêter mon 4ème mois en Australie : soufflé au chocolat (20 minutes de préparation) avec crème fraîche, yaourt au miel et glace à la vanille.

Tout est un délice et on a même du mal à tout finir. Mais au moins on a satisfait notre envie de chocolat. Il ne nous reste plus qu’à « rouler » jusqu’à l’hôtel.
Demain matin, réveil très matinal ! Rendez-vous à 6h pour le départ du tour « dauphins ».

Après une bonne couche de crème sur mon coup de soleil, je m’endors (sur le ventre) comme une masse.

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