Rencontre avec les dauphins à Lovina

Mercredi 2 mai 2012

6h du mat’ : nous sommes prêtes à embarquer pour aller voir les dauphins. Nous attendons l’ami d’Inyoman. Il nous fait patienter sur la plage et part à la recherche de nouveaux clients. Nous pensions que nous serions seules sur le bateau : raté ! Le soleil se lève sur Lovina.
Après 20 minutes, on dit à Inyoman que si son pote ne revient pas, on va trouver un autre bateau. Finalement, il débarque avec deux autres clients : des asiatiques. Nous sommes donc 5 sur le bateau, plus le capitaine.
Le moteur démarre et quelques minutes plus tard, des dizaines de barques fendent l’eau. Tous ont des touristes à leur bord. Il ne reste plus qu’à attendre et à guetter la présence des dauphins. Dès que l’un d’entre eux est aperçu, tous les bateaux foncent dans la même direction. Je n’ose imaginer le bordel que ça doit être en pleine saison. A notre surprise, nous verrons plusieurs bancs de dauphins.
Comme dans les films, certains sautent pour le plus grand plaisir des spectateurs. Nous arrivons à les voir, à seulement quelques mètres de nous. Un beau spectacle, mais on regrette la présence de (trop) nombreuses embarcations à moteur. Les dauphins sont devenus un nouveau business, mais pour combien de temps ?
Après deux heures de croisière, le soleil commence à taper et je n’ai pas pris mon chapeau. Cruelle erreur ! En débarquant sur la plage, on se fait alpaguer par des vendeurs de perles, de peintures. L’un deux veut pas le lâcher, je l’écoute, regarde ses peintures et décline.
Nous prenons notre petit-déjeuner à la terrasse de l’hôtel de Lovina et j’en profite pour piquer une tête dans la piscine juste après. On se donne jusqu’à 10h, avant de reprendre la voiture.

Le programme de ce matin est plutôt agréable : baignade aux sources d’eau chaude locales et visite d’un temple bouddhiste. Juste avant, nous sommes décidées à acheter un appareil photo jetable et waterproof. Nous étions déçues de ne pas avoir pris de photo hier, lors du snorkelling.  Coût du dit appareil : 150 000 rouphias, soit 14 dollars environ. En achetant le sien, Cécile n’a pas fait gaffe à la date d’expiration et … elle est expirée. Trop tard, c’est acheté.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons aux sources d’eau chaude naturelle de Banjar, à 10 kilomètres de Lovina.
L’entrée coûte 5000 rouphias. On a déjà nos maillots, pas besoin d’aller au vestiaire. On pose nos affaires à vue. Il n’y a pas grand monde et nous sommes contentes de constater, qu’en dépit de la présence de magasins touristiques, ce lieu n’est pas un attrape-touristes. Locaux et étrangers se mélangent dans un magnifique décor. Espérons que l’eau ait un effet apaisant sur les coups de soleil.
Ces sources sont organisées autour de 3 bassins à différentes températures : un principal et deux plus petits, rectangulaires.
Des ados locaux s’amusent à faire des acrobaties et nous disent bonjour… probablement pour nous impressionner. La couleur de l’eau est belle, mais impossible de voir le fond. L’expérience dans ce lieu magnifique est très agréable.
Sous un soleil de plomb, nous retrouvons notre chauffeur et nous arrêtons à un temple bouddhiste. C’est le premier dans le genre que nous visitons. Je n’ai pas de tee-shirt à portée de mains, aussi je dois mettre mon pull léger à manches longues et bien sûr le sarong.
Là aussi, le cadre est soigné et incite à la « zen attitude » avec la jolie fontaine.
Nous pénétrons ensuite dans les différents lieux de prière avec les représentations de Bouddha. Il y a également des références à différentes religions.

 Nous poursuivons notre découverte des lieux avec les jardins. Sous un temple ouvert, une statue d’un homme assis dans une chaise me fait sursauter. Cécile m’assure que c’est quelqu’un, probablement en transe. Je lui assure que non, mais je suis un brin terrifiée. Elle me dit qu’il lui est déjà arrivé de prendre quelqu’un pour une statue. Prudemment, je m’avance encore. Le regard de cette homme ne peut être vrai. C’est bien une statue. Ouf ! Notre visite se termine par un grand monument au sein duquel je pénètre.
Coup d’œil à une fleur de lotus avant de quitter les lieux.
La faim commence réé lament à se faire sentir. Petite offrande (un billet) en quittant les lieux.

Pour le déjeuner, Inoyaman nous emmène dans un restaurant sur le bord de mer où nous nous installons dans des « beluga » des sortes de cabanes sur pilotis en bambou avec table basse.

 

Là encore, touristes et locaux se mélangent. Spécialité : le poisson, of course ! Nous pouvons choisir ce qui nous plaît dans la pêche du jour. Je vois alors les beaux poissons vert/bleu, aperçus hier, vivants, en pleine mer. Je me commande finalement des crevettes avec comme du boisson du lait de coco. Cela fait parti des spécialités que je dois déguster.

 

Des marchandes ambulantes nous repèrent et veulent nous vendre des sarongs. Je craque, ainsi que Cécile. Nous en achetons chacune un. Mais les autres vendeuses veulent aussi faire de même. Une petite fille, Diane, qui vend des bijoux, tente de nous attendrir.

 

Pour le dessert, je me laisse tenter par un rice pudding. Ce n’était pas la meilleure idée du jour. Cette pâte compacte a un goût de pruneaux. Je ne parviens pas à tout finir…
Un longue route nous attend encore jusqu’à Amed. En chemin, Cécile espère trouver de la Biafine dans une pharmacie. Après plusieurs tentatives infructueuses, elle abandonne.
Il est déjà plus de 3 heures et nous ne sommes pas en avance sur le planning. Une fois n’est pas coutume,Inyoman appuie sur le champignon et on a le droit à de belles sueurs froides quand on est sur la voie de droite et qu’une voiture arrive en face.
Avant de rejoindre notre destination finale, nous visitions Titra Gangga, un palais (dont il ne reste plus grand chose) sur l’eau avec des bains. Le Prince (ou le Roi?) avait l’habitude d’aller voir les femmes s’y baigner pour choisir sa future épouse. Le soleil est sur le point de se coucher quand nous arrivons sur place.

 

Nous prenons le temps de marcher sur l’eau. Si si !

 

Autour, les cultures de riz en terrasse ont la réputation d’être particulièrement belles. Mais, cette fois, nous n’aurons pas l’occasion de les voir. Il fait nuit quand nous arrivons à Amed. Inyoman veut nous emmener dans un hôtel d’un de ses amis : 400 000 rouphias (après négociation et demande du « best price ») la chambre twin, comprenant le dîner et petit-déjeuner! Elle est à seulement quelques mètres de la plage et bénéficie de l’air conditionné. D’où le prix. Par contre, il ne faut pas être effrayé par le calcaire et la rouille dans la salle de bains.
Visiter d’un autre hôtel. La chambre est très jolie, mais problème : il y a un certain nombre d’escaliers à monter. Pas possible pour une seule nuit de grimper avec notre gros sac à dos. On tente un dernier : « le Jardin » (donc français). Oh mon dieu : il y a une mezzanine étouffante, de simples ventilos et je n’ai pas repéré la douche dans la salle de bains. Espérons que les touristes ne prennent pas ça pour le standard français.
On reste sur notre premier choix pour le plus grand plaisir d’Inyoman. C’était notre dernière journée avec lui. Après lui avoir remis ses 2 millions de rouphias (oui, ça fait drôle), nous lui disons au revoir. Nous le reverrons à notre retour à Ubud. C’est lui qui doit me déposer à l’aéroport de toute façon pour repartir en Australie.

A la réception de l’hôtel, nous bookons le bateau rapide pour Gili Island pour 450 000 rouphias, avec arrêt gratuit à Gili Meno, la plus petite île des trois. Une navette doit venir nous chercher demain matin à 8h15 pour nous déposer à l’embarcadère.

Au moment de prendre la douche, pas d’eau chaude et j’ai complètement inondé la salle de bains. Il y a comme un souci de pente lors de la construction de la douche à l’italienne. Cécile est prête à faire une réclamation pour l’eau quand je me rend compte que je n’ai pas tourné le bouton dans le bon sens. Il y a bien de l’eau chaude. S’il y avait la pastille rouge et bleue, ça serait plus facile aussi !

Sur la plage, concert improvisé autour du feu avec bière et guitare entre jeunes. On écoute depuis notre table. Après le dîner, je consulte mes mails, puis au lit !

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