Gili Meno : (presque) le paradis !

Jeudi 3 mai 2012

En me réveillant, je découvre la plage d’Amed de jour.

 

Mais très vite, mon regard est attiré par les poubelles laissées par les jeunes autour du feu. Ils n’ont pas ramassé leurs détritus. Et franchement, avoir ce spectacle de bon matin a le don de m’énerver. Aucun respect pour la nature et pour les autres ! Je le signale à la réception. Un des jeunes veut savoir s’il on va faire du snorkeling (il faut surtout nous vendre un tour ou je ne sais quoi). Je lui dit que nous partons et lui reparle des canettes et bouteilles sur le sable. Il finit par les ramasser… pour les jeter quelques mètres plus loin probablement.
8h15 : nous sommes prêtes, mais la navette n’est pas là. La voiture finit par arriver à 8h30 passées. On partira pas à 8h30, c’est sûr. Il faut 15 minutes pour atteindre l’embarcadère. En arrivant, plusieurs personnes se jettent pratiquement sur la voiture pour prendre nos sacs. Je dis que je préfère le prendre moi-même même si on nous dit que c’est inclut dans le prix. D’autres personnes, en majorité des couples, attendent. Nous faisons la queue pour prendre nos billets. Nos bagages sont ensuite chargés dans l’ordre, selon notre destination. Il faut savoir que Gili Island est composé de 3 îles : Gili T, la plus festive, Gili Meno, la plus petite (et la plus tranquille) et enfin, Gili Air (entre les deux).
La majorité des gens (des jeunes) vont à Gili T pour faire la fête sur la plage et se bourrer la gueule.
Vers 9h15, on embarque sur un bateau rapide. Nos bagages sont entreposés dans la cale.

Cécile veut s’installer à l’avant pour être moins secouée. A l’arrière, c’est ouvert, on risque d’être trempées. C’est parti pour 40 minutes de traversée au cours de laquelle on aura très chaud ! La cabine est fermée est peu de fenêtres sont ouvertes à cause de l’eau. Le bateau tape sur les vagues, on est secoué comme dans un manège ! Heureusement qu’on a mangé un pancake à la banane qui tient bien à l’estomac. J’ai encore eu la (mauvaise) idée de mettre un short et mes cuisses collent au siège en plastique. D’où l’utilité d’avoir un sarong à portée de main ! Merci Cécile ! Et en plus, elle a un éventail. Un peu d’air. A l’arrière, les passagers sont trempés. Tout le monde n’a qu’une hâte, c’est que le trajet se finisse. Et encore, on peut s’estimer heureux, la mer est relativement calme… Je suis admirative de la fillette derrière moi, qui ne bronche pas.

Premier arrêt à Gili T : plus du 3/4 des passagers descendent. Le cadre est magnifique et laissé présager 2 jours paradisiaques. Apparemment, on ne va pas repartir tout de suite. On descend prendre l’air.

 

Environ quinze minutes plus tard, nous repartons pour Gili Meno cette fois. En 5 minutes, nous sommes arrivées. On nous débarque sur la plage, il faut enlever ses chaussures et prendre nos bagages qu’on nous tend. Maintenant, on part en quête d’un hôtel. A peine a-t-on foulé la terre, que plusieurs personnes nous tombent dessus pour nous inciter à voir leur « accommodation ». Un jeune veut même nous vendre ses colliers de perles alors qu’on est chargée comme des mulets. On cherche un bungalow sur la plage, telle est notre priorité. Première adresse dans le Lonely : complet. On revient au point de départ. Il faut marcher plus loin. Un jeune homme nous interpelle encore pour des chambres et une jeune femme, une de ses clientes, nous conseille d’aller voir. Le bungalow est tout neuf avec des lits jumeaux en bois, moustiquaires, très belle salle de bains. Mais, ce n’est pas sur la plage et un autre bungalow est en train d’être construit juste à côté. Construction = bruit le matin. Non merci !
Deuxième adresse : on passe à la version luxueuse, Villa Nautilus. Ici, je suis prête à casser la tirelire car le lieu vaut le coup. Pas de chance, il n’y a pas de chambre dispo pour 2 nuits. On a pas de bol..
Troisième adresse : Mama child. Pour le coup, le bungalow est SUR la plage, mais c’est rudimentaire et il y a pas mal de monde autour… On garde en option.
Pour se décider, on décide d’aller au dernier, plus à l’écart avec une bonne équipe, d’après le Lonely. Mais, il faut encore marcher et on a le dos déjà cassé avec notre gros sac. Il y a un numéro, mais visiblement, ce n’est plus le bon ! Si on y va et que c’est plein (ou ça ne nous convient pas), il faut encore se taper un retour… On tente quand même.
Quatrième adresse : Buri Meno. Grande chambre pour 350 000 rouphias (de mémoire), avec petit-dej. Pas d’eau chaude. La salle de bains est sommaire, mais le lieu est retiré et vraiment joli.
 On craque pour les belugas au bord de l’eau.
Le proprio n’est pas hyper accueillant, mais franchement, la vue sur la plage est magnifique. Des tonnes de coquillages et de coraux sont rejetés par la mer. On est au paradis !

C’est pas tout ça, mais on passerait bien à table. Après tous ces efforts, on n’a pas le courage de retourner dans le « centre ». Ce midi, on mange sur place. A la belle vie, au paradis, à Gili ! Tchin !

 

Pour le déjeuner, je commande du poisson grillé avec sauce… au beurre et à l’ail. Pour draguer, c’est pas l’idéal. En même temps, c’est pas notre objectif. Et avec un peu de chance, ça fera même fuir les insistants :-)

Le Lonely avait prévenu : le service est lent. Bon, en même temps, on est pas pressé. Mais effectivement, ce ne sont pas des stressés sur l’île. Il faut du temps pour porter la carte, du temps pour revenir et après la commande, on attend encore 20 à 30 minutes, alors qu’il y a 6 clients à tout casser. Il faut le savoir : à Gili, on prend son temps ! Du coup, j’ai le temps d’aller me baigner dans cette eau paradisiaque et même de faire une sieste, avant mon plat n’arrive.

 

Petite sieste pour digérer à l’ombre…
Notre séance de snorkeling s’interrompt rapidement à cause du mauvais matériel loué à l’hôtel pour Cécile. Changement de programme : nous allons explorer les environs. On retournant vers le centre, des jeunes hommes veulent nous inciter à venir boire un verre dans leur établissement ou à prendre une chambre. On a tout, merci ! On marche depuis quelques minutes le long de la cote quand on se rend compte qu’on est partie sans eau. Bientôt, un arrêt dans un café va s’imposer. On chercher juste le bon établissement, jusqu’à tomber sur Ana Warung ! Toute la déco est à base de coraux et de coquillages. L’accueil est chaleureux et les belugas offrent une belle vue. On s’installe avec plaisir pour une boisson fraîche.

Nous faisons alors connaissance de Hakim, que nous prenons pour le proprio (mais qui ne se révélera être qu’un salarié). Il est très sympathique et nous fait visiter ses 2 bungalows tout neufs. Magnifiques ! On regrette que cet établissement soit si loin. On aurait été au top ! Tant pis, ça sera pour une prochaine fois. Après discussion, on booke avec lui un tour en bateau pour le lendemain. Trois heures de snorkeling avec les friendly fish, arrêt sur Gili Air, stop près d’une épave et observation des tortues. Prix : 250 000 rouphias par personne, avec le matériel (j’ai pas négocié). On donne une avance pour le pétrole. On prend vite congé car c’est bientôt le coucher de soleil et on ne veut pas rater ça ! Rendez-vous demain à 9h30.

Sur la plage, quasi-déserte, le spectacle du coucher de soleil est magnifique. Quelle belle vie, on a, se dit-on en ramassant des coquillages.

 

Quand on décide de rentrer, il fait déjà nuit. On s’éclaire avec le portable de Cécile. En repassant dans le centre, un barbecue de poissons est dressée. Je suis plutôt tentée par une pizza à cuite à la noix de coco. C’est possible. On promet de revenir après une bonne douche.
Nouvelle surprise qu’on avait omis de nous préciser : la douche est en fait à l’eau… salée ! Pour se rincer, c’est pas l’idéal. Mais on pas le choix. L’eau « fresh » est rare sur l’île. Faut faire avec. Mais pour le lavage des dents, j’avoue que j’ai du mal. Oui, je sais, on vit de terribles épreuves à Gili Meno.
Ce soir, je m’offre pizza au bleu (qui l’eut crû) à 70 000 rouphias et verre de vin blanc de Bali à 50 000 rouphias ! Grand luxe. Autant dire, que je suis vite KO…
Cécile se dévoue même pour aller apporter mon ordi quand la connexion temporaire qu’on a payé ne marche pas. En y retournant et me rapprochant du bureau « Internet », ça marche un peu mieux.
22h30 : il est temps d’aller se coucher. Malgré les propositions des jeunes de se joindre à eux autour du feu sur la plage. Vu leurs têtes, j’ai de gros doutes sur l’honnêteté de leur proposition !

Vendredi 4 mai 2012
Réveil matinal, j’en profite pour photographier le lever du soleil et ramasser quelques coquillages sur la plage.

 

Il y en a tellement que quand les vagues me touchent les pieds, elles drainent des quantités de coquilles et de coraux qui finissent pas me faire mal.

Avec la lenteur du service, on est à la bourre pour rejoindre notre destination. Mais on moins, c’est sûr, personne ne partira sans nous ! Hakim nous attend et nous présente Wuan, notre guide. Et, on a aussi un capitaine. Je prends des palmes, qui sont apparemment conseillées. Embarquement immédiat sur la barque de pêcheurs.

 

Au premier arrêt, on prend du pain avec nous pour attirer les poissons. Les palmes sont d’un grand secours, car les courants sont particulièrement forts. Mais je m’attendais à plus de poissons que ça. Idem pour les coraux, comparativement à Menjangan, il y en a peu. Gili Island a souffert d’El Nino qui a ravagé les coraux. Quant à l’épave, franchement, je n’ai pas vu grand chose à part une ombre. Mais j’avais un souci avec mon masque et surtout un mal à la tête a commencé à me prendre.
Je suis pas totalement convaincue par la beauté des fonds sous-marins mais notre rencontre avec les tortues a bien clôturé notre sortie. On a pu voir de grosses tortues nager sous l’eau, à quelques mètres de nous. C’est le capitaine qui a plongé en slip (visiblement il n’a pas investi dans un maillot) et nous a guidé.
J’ai pu utilisé mon super appareil-photo waterproof jetable. Il avait vraiment le coup d’œil et on a bien vu 6. Beau spectacle en pleine mer !

Je suis tout de même contente de revenir sur la terre ferme sur les coups de 13h. Je ne me sens pas très bien. Une bonne boisson vitaminée va me remettre d’aplomb.

 

Alors que l’on fini notre plat, le jeune homme rencontré la veille avec ses colliers de perles revient à la charge. Je lui achète deux bracelets et Cécile prend aussi différents articles. Mais il aura beau insisté, pas de colliers de perles pour nous !

 

Je tente de faire une petite sieste, malgré les fourmis qui ne cessent de m’embêter. Ha, on peut jamais être tranquille ! Wuan et Hakim nous ont invité à venir ce soir autour du feu sur la plage. On a confiance en eux et nous allons faire le maximum pour venir. Tout doucement, nous rentrons en longeant la plage pour ramasser des coquillages. Arrêt au conservatoire des tortues. Un passionné garde des bébés tortues dans des baignoires avant de les relâcher en pleine mer, une fois adultes.

 

Seconde et dernière nuit à Gili Meno. Demain, nous partons pour Lombock avec une navette réservée chez Hakim. A notre arrivée à Bangsal, un chauffeur nous conduira à Senaru.

Sur le chemin du retour, le temps se fait plus lourd. Nous nous apprêtons presque à sortir quand l’orage éclate. Malgré la prise de cachets, je ne suis pas au top de ma forme et j’avoue que ce déluge m’arrange. Le programme de ce soir est tout vu : nous courrons jusqu’ à la terrasse de l’hôtel pour le dîner. Soupe et garlic bread pour moi. Nous réglons notre note et nous devons presque nous battre avec la propriétaire pour qu’elle nous rende la monnaie. L’amabilité n’est pas leur fort. Si nous revenons à Gili Meno, il est sûr que nous ne reviendrons pas dans cet établissement, malgré son emplacement !
Nous rangeons nos affaires en essayant de caler notre collection de coquillages.

 

A regret, on doit s’en séparer de quelques uns. A peine dans le lit, je m’endors comme une masse. Mais la nuit est agitée par la présence de moustiques !

Samedi 5 mai 2012

Nous sommes à l’embarcadère en temps et en heure et quittons à regret notre Gili Meno. A notre grande surprise, nous prenons un bateau de pêcheurs pour aller à Lombock. Coût de la traversée : 10 000 ! Nous avons payé 250 000. Nous demandons des comptes à Hakim. Le reste est pour le chauffeur qui va nous mener à Senaru, nous dit-il. Enfin, je crois qu’il se fait surtout une bonne marge… C’est comme ça ! Il nous assure que le chauffeur sera là avec notre nom.

Bye Bye Gili Meno. Welcome : Lombock !

 

Bilan de notre séjour : Gili Island est un coin de paradis pour au moins 2 jours, voire une semaine. Gili Meno est un excellent choix si l’on veut juste de reposer et profiter de la beauté des lieux, en couple ou entre amis. Par contre, l’approche insistante et sans finesse des jeunes Balinais ne me laissera pas un souvenir impérissable. Par deux fois, des jeunes ont demandé à ma copine Cécile (31 ans), si elle voyageait avec sa mère (moi, en l’occurrence). J’ai comme pris une claque ! Faut croire que sans maquillage avec ma jupe à fleurs et ma tresse, j’ai l’air d’une vieille peau. Au moins, ils tenteront rien avec moi. Y’en a même un qui m’a pris pour son frère (bon , là je crois que c’était un problème de vocabulaire :-)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *