Retour vers Ubud

Jeudi 10 mai 2012
Dernier réveil à Lombock. Bonne nouvelle : j’ai presque retrouvé la forme, ça va beaucoup mieux. Dernier petit-dej’ à la française au Sunset hotel. Ce matin, jus d’ananas, chocolat chaud et toast. Après l’expérience de la veille avec le chocolat chaud, je demande à ce qu’il soit fait directement avec du lait et SURTOUT sans eau. Visiblement, le serveur ne comprend pas. Je lui explique qu’il faut mélanger le chocolat avec le lait, mais ne pas rajouter d’eau. Il est toujours dubitatif. Je précise juste sans eau. Il repart et revient quelques minutes plus tard avec la salade de fruits de Cécile, mon jus, les toasts et une omelette. Pas de trace de mon chocolat chaud. Je crois que ce n’était pas une bonne idée de demander ça le jour du départ. Il semble que préparer un chocolat chaud avec du lait soit un véritable défi culinaire. Le serveur revient avec une boîte vide de chocolat tout prêt. Je lui réexplique : Ok, il faut juste ajouter du lait. Oui, oui, du lait. Encore quelques minutes s’écoulent et mon chocolat chaud arrive. Bon, ce n’est pas celui de Ladurée, mais il est fait avec du lait. Yes ! Je remercie le serveur.Oui, c’est bien comme cela que les Français aiment leur chocolat.
Après réflexion, je ne sais pas si le mélange chocolat chaud et jus d’ananas était une si bonne idée si l’on considère le trajet en bateau. Si c’est un bateau rapide comme la dernière fois, mon estomac risque de ne pas apprécier tous ses remous. Trop tard.
8h45 : nous nous appretons à prendre le taxi pour l’embarcadère. Nous avons fait nos adieux au personnel de l’hôtel et devons maintenant dire au-revoir à Ana qui s’est si bien occupée de nous.
D’après les explications que Cécile avait eu dans un magasin, nous devrions être à Ubud à 11h30
Nous pensions qu’en 10 minutes nous serions arrivées… pas tout à fait ! Il ne s’agit pas de l’embarcadère de Senggigi, mais celui de Teluk Kodé, auquel Inoyman avait fait allusion. Cet itinéraire semble peu commun pour le chauffeur, qui ne sait pas où c’est. Il se renseigne, puis fait demi-tour.
9h15 : nous arrivons sur un mini-port avec une cahute en guise d’office. Des hommes sont avachis sur des chaises et boivent le café. Pas de trace du fameux bateau qui doit partir à 9h30. Oui, c’est bien ici. Il faut patienter. Sur le bordereau, nous découvrons que nous partons en réalité qu’à 10h30 ! Une heure à attendre… On appelle Ana pour lui expliquer la situation. C’était bien la peine de se lever tôt. Erreur de notre part : nous n’avons pas vérifier avec elle à quelle heure nous devions arriver à Ubud. Après nos multiples expériences, nous en venons à la conclusion qu’il faut toujours tout vérifier et redemander confirmation quand on organise un voyage ou booke une prestation à Bali ou à Lombock.
Un couple (d’Australiens) probablement arrive quelques minutes plus tard. Nous sommes donc 4 à attendre. Autre petite surprise : en fait, nous n’allons pas directement à Padang bay, le point d’arrivée à Bali (avant le transfert vers Ubud). Nous nous arrêtons d’abord à Gili T. Ce qui veut dire : encore 20 minutes d’attente, avant de repartir. Nous rappelons Ana pour lui faire part des dernières nouvelles et lui demande de bien vérifier qu’on ait un car privé pour le transfert Padang bay>Ubud.
10h30 : le bateau rapide accoste.On retire nos sandales et donne nos gros bagages et nos cartons de poteries en croisant les doigts pour qu’ils en prennent soin. A notre tour de grimper sur le bateau rapide, qui est un peu plus gros que celui à l’aller. On sera peut-être moins secouées. Nous devons nous installer sur le toit, mais avant il faut marcher sur l’étroit passage, de part et d’autres du bateau. On s’accroche pour ne pas tomber à l’eau. Ouf, rien n’a été perdu. Le soleil tape déjà bien, Chapeau, crème solaire et sarong sont indispensables. Des matelas sont installés pour s’asseoir ou s’allonger confortablement. Au moins, on est à l’air libre. Vingt minutes plus tard, nous sommes à Gili T. Là encore, les ¾ des passagers débarquent. Après hésitations, nous préférons rester à bord et nous installons au maximum à l’avant pour éviter d’être mouillée pendant la traversée. Cécile vérifie que nos bagages ne sont pas débarqués sur la plage. L’équipage fait le plein d’essence. C’est le défilé des bidons. Vingt minutes plus tard, de nouveaux passagers montent à bord, on peut repartir. Il est environ 11h30.
La mer est plutôt calme et ce bateau a l’avantage de beaucoup moins secouer que le précédent. Là encore le temps de traversée annoncé de 1 heure est déjà dépassé. Il est plutôt autour de 1h45. Nous approchons de la cote, avec de beaux points de vue sur le Gunung Agnung.
Port en vue ! A peine avons-nous posé le pied sur le ponton, qu’on nous harcèle déjà de demandes de taxi. Non, on a déjà payé notre transfert, merci. Par contre, le ticket sur lequel était inscrit « private car » a été conservé par un membre de l’équipage. Nous n’avons plus qu’un seul ticket avec juste notre destination Ubud. Je crois que l’on va avoir (encore) une surprise… On demande à quelqu’un où est notre « private car » et il nous indique d’un signe de la main que pour Ubud c’est par là. Nous n’attendons plus que nos bagages. Ils sont acheminés par une cariole (mais nous les avons vu juste avant). On les récupère et on redemande pour Ubud. Un homme nous incite à la suivre. Et… c’est un mini-bus qui est là. Pour avoir une voiture, il fallait payer un supplément. C’est ça ou rien ! Le chauffeur ne connaît pas « IndraPrastha ». Trou de mémoire sur le nom de la rue. Je demande en Cécile qui est en train de filer un truc à manger à une dame qui lui réclame de l’argent. Hanoman Street, le nom nous revient. Manque juste le numéro, mais on dit au chauffeur qu’on lui indiquera. On monte dans le bus avec nos cartons de poteries. On a encore droit à un nerveux du volant. Le ventre gargouille… Toujours avoir de quoi grignoter dans son sac ! J’ai du lait, mais je vais éviter. Après virages serrés et embouteillages, nous arrivons une bonne heure plus tard à Ubud. Bonne surprise : on est les premières à descendre. Yes !
Nous retrouvons un univers familier avec notre auberge et la même chambre. Le programme de l’après-midi est chargé : aller à la poste, manger, se faire masser/dorloter, acheter mon sel et mon poivre dans la petite boutique équitable, assister à un spectacle de danse pour notre dernière soirée.
Ketut, le jeune garçon, qui gère l’auberge au quotidien, se charge de nous prendre les billets pour le spectacle : 75 000 rouphias.
Je constitue rapidement le colis que je dois envoyer en France. J’ai déjà le carton et en l’ouvrant, je découvre que la coopérative de porteries a bien fait les choses et a mis une tonne de papier pour protéger les articles. J’en enlève, sinon, je peux rien rajouter. Grâce au scotch de Cécile, tout est fermé. Direction : la poste ! En fait, c’est pas à côté. Après au moins 15 minutes de marche, nous y sommes. Je dois remplir un document avec adresse, destination, contenu de mon colis et prix. Bon, en fait, j’ai rajouté du riz rouge et de la vanille en plus de mon sarong, des poteries et des coquillages. Je « zappe » les produits alimentaires et les coquillages. Pourvu que la douane ne l’ouvre pas.
Il y en a bien pour 350 000 rouhphias pour un acheminement par la mer (compter 3 mois). Par avion, près de 800 000 ! Au passage, on achète des cartes postales et des timbres. Pendant que Cécile paie la note, je vais jeter un oeil à l’institut de beauté/thérapie dans la lignée de « Mange, prie, aime« , d’après le guide. En fait, je rentre dans une boutique d’apothicaire où des mixtures en tout genre sont exposées. Pour le massage traditionnel ou la pédicure, c’est pas le genre de la maison. Ici, on détoxifie son corps et son esprit…
Il est encore 16h30 et nous n’avons pas mangé. Par chance, un petit restau végétarien/ new-age est cité dans le Lonely et se en face de la poste. On se rend donc au « Buddha » pour se restaurer. Cécile commande un espèce de smothie au « raw chocolate ». Je le contente d’un lime soda.
On s’offre ensuite un bagel salade, tomate et avocat. Le pain compact cale bien notre estomac. Pour le dessert : gâteau au chocolat pour moi et cookies à se casser une dent pour Cécile. Après réflexion, elle n’achètera pas le paquet en vente au rez-de-chaussée.
Le grand moment tant attendu arrive enfin ! Nous partons en quête d’un insitut pour se faire masser et dorloter. Après un refus, nous trouvons un institut qui nous convient dans la rue de notre auberge. On peut nous prendre tout de suite. Mais, vu l’heure, il faut faire un choix. Je ne peux pas avoir un massage d’une heure et une pédicure. J’opte pour le message et Cécile la la pédicure.
Cette fois-ci, pas de méprise sur le slip jetable. J’ai droit à un massage profond, parfois trop vigoureux. ça fait mal, mais ça fait du bien. La masseuse adapte ses gestes à ma demande. J’entends de loin Cécile parler, mais la musique invite à la détente. A la fin, elle retire l’huile utilisée avec un gant et me propose un thé. J’accepte, mais finalement, on n’a pas le temps ! Coût du massage : 7 dollars environ ! J’en laisse 2 à la masseuse. J’aurais aimé en faire encore… surtout à ce prix là.
On file vite pour récupérer nos tickets pour le spectacle de danse et on revient d’un pas pressé.
Des chaises sont installées en plein air dans la petite cour. Au centre, un grand chandelier. Je cours acheter un coca à une petite échoppe à côté. Quand la dame ouvre le frigo, il est d’une saleté repoussante. Heureusement, elle n’a pas de coca ! Je file à la superette d’en face et j’ai même droit à un monsieur qui me fait traverser avec son super sabre laser.
Je suis à peine assiste sur mon siège que le spectacle commence quelques minutes plus tard. Ce soir, le show est loin d’être complet.
Une trentaine d’hommes rentrent en scène, s’assoient et chantent. Ils sont à demi-nus et de tous âges. Ils chantent pendant un bon moment, mais certains rient, ne sont pas très concentrés. Dommage ! En fait, on ne s’attendait pas à ça.
Rentrent enfin en scène les danseuses Ketchak avec leurs magnifiques costumes effectuant des gestes très précis.
Le spectacle raconte une histoire, même s’il est difficile de tout comprendre. Plusieurs personnages interviennent, dont plusieurs sont joués par des hommes. Il y a une histoire d’affrontement.
Puis deux petites filles, costumées et maquillées, rentrent aussi en scène. Déjà à cet âge, 7 ou 8 ans, elles ont une grâce et une précision dans leurs gestes.
Dernière partie du spectacle, la plus impressionnante, un homme marche sur les braises d’une montagne de noix de coco gorgées d’alcool, puis enflammées. Il est harnaché d’un cheval en bois et envoie avec ses pieds, comme le ferait un cheval, les morceaux de bois valdinguer. On a mal pour lui… et peur pour nos pieds. Les braises incandescentes s’arrêtent parfois qu’à quelques centimètres de nous. Des hommes remettent les morceaux au milieu avant qu’il ne les disperse à nouveau. Fin du spectacle… inattendu ! Mais nous sommes heureuses d’avoir assister à une représentation.
Notre dernier dîner à Bali sera… italien au Black Beach Restaurant. Nous sommes 4 dans le restaurant. Je commande des gnocchis à la crème. Un délice ! Pour le dessert, je prends des fraises pour finir en légèreté. La serveuse n’a pas compris et m’apporte une tarte aux fraises. Autant le plat était réussi, autant le dessert l’est moins. Idem pour la panacotta de Cécile. Il n’est pas encore 22h, que la serveuse a tout rangé, tout débarrassé. En gros, elles n’attendent plus qu’on s’en aille. Ok, on y va.
Je finis de boucler mon sac. Demain départ à 7h45 pour être à l’aéroport vers 9h15. Décollage prévu à 11h45 pour Perth. C’est Inyoman qui doit m’emmener. En lisant mes mails, j’apprends que ma cousine a décidé de se marier mi-septembre après qu’on ait échangé des mails. Je suis sous le choc (positif). Ouahhh !
Vendredi 11 mai 2012
Dernier pancake vert à Indra Prastha. Cécile m’accompagne à l’aéroport. C’est le moment des adieux après ces deux semaines de voyage ensemble. On en a bien profité et on a pris plaisir à partager cette escapade en Indonésie. Si nous nous voyons pas en Australie, ça sera en France !
Premier passage au poste de sécurité à Denpasar. Allez, faut que je me débarrasse des mes aérosols dans mon bagage en soute. C’était passé à l’aller, pas au retour. Je dois abandonner mon produit anti-moustiques  à peine entamé. Grr !
Ce qui m stresse, c’est le poids de mes bagages. Je suis à 14,4 kilos. Limite : 15 ! J’ai encore eu chaud. Je dois aussi régler des frais d’aéroport de départ et j’avais complètement oublié ce détail. Inoyman me l’a rappelé dans la voiture et heureusement Cécile avait les 150 000 rouphias, car plus un sou sur moi. J’aurais pas eu l’air mâline ! Je les sors au comptoir, mais ce n’est pas ici.
Je les remet dans ma pochette ventrale. Mais cinq minutes plus tard, instant de panique ! Je ne les trouve plus. En fait, j’ai tellement tout bien plié qu’ils ne sont plus qu’un petit morceau dans le coin. Ouf !
Je suis dans le duty free et attend l’heure de l’embarquement. Tout va bien, l’avion est à l’heure. Pour le déjeuner, à une heure acceptable cette fois, j’ai droit au même gratin qu’à l’aller. J’ai pas fait attention mais mon Ipod est déchargé. C’était bien la peine que je le prenne. Tant pis !
Trois heures plus tard, j’atterris à Perth et je dois passer la douane. J’ai ma noix de coco sculptée dans mon sac à dos, du café et du thé. Je n’ai pas trop le choix que de le déclarer. En cas de contrôle, je vais être embêtée. Je fais la queue, je dis ce que j’ai. On passe mon bagage au rayons X, je peux y aller !
Ma seule obsession est maintenant d’aller aux objets trouvés pour savoir s’ils ont mon bracelet.
La dame jette un oeil sur le registre. Rien à la date de mon départ. Oh non ! Elle prend tout de même la peine de m’emmener la boîte contenant les objets trouvés et en une seconde, je vois le bracelet en argent offert par mon parrain et sa femme. Quel soulagement de le retrouver. La prochaine fois, je le rangerai dans mon sac avant de prendre l’avion. Arrêt rapide dans un magasin pour acheter un body australien pour ma filleule et je me mets en quête du bus qui va me ramener à Perth. Trente minutes d’attente…
Sur la route, des embouteillages. J’en profite pour appeler ma cousine pour la féliciter en direct. Elle répond d’une voix suspicieuse et je lui fait le coup de « acceptez-vous un appel en PVC depuis l’Australie ? ». A près de 15 000 km d’écart, on se parle comme si on était à côté. La magie des nouvelles technologies. Et au cours de la conversation, elle me demande d’être sa témoin pour l’église. Ouah, quel plaisir et bonheur. J’ai l’impression de n’avoir jamais été étant sollicitée (marraine et témoin) que depuis je suis partie en Australie. Si loin… et pourtant proches !
Après une heure de bus, j’arrive à l’arrêt de train. 10 minutes d’attente et je suis à Stirling. Je dois encore prendre un bus pour Scarborough. Linda ne peut pas venir me prendre à la sortie du train. Encore 15 minutes d’attente. Je crois que j’ai dû mettre 2 heures pour arriver à ma destination finale. J’attends seule à l’arrêt de bus alors qu’il fait nuit et le coin presque désert. Heureusement, 5 minutes plus tard, Linda est là. Nous nous racontons nos aventures. Elle a maintenant des locataires dans ses deux chambres. Du coup, je dors sur un matelas par terre. Ce n’est que provisoire.
Dans trois jours, je pars pour Cervantes, 300 habitants, à 250 km au nord de Perth. Pendant 10 jours, je vais travailler dans une auberge, 2 heures par jour. Je vais aussi avoir l’opportunité d’apprendre à faire les cafés (latte, capuccino, flat white et cie). En échange, l’auberge me fournit une chambre. Une nouvelle expérience et surtout l’occasion d’acquérir une nouvelle compétence !

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