Litchfield

Mercredi 13 juin 2012

6h30 : je suis dehors, devant le YHA, pour attendre le mini-bus d’Adventure Tours. Fiona a eu la gentillesse de descendre avec moi mes bagages pour en stocker une partie dans la réserve. En fait, elle était levée depuis longtemps et faisait sa séance de médiation dans la chambre. Soudain, un gars crie, « y’a le bus » : je me précipite. Fausse alerte, ce n’était pas le mien ! Ok, je finis de ranger tranquillement mes affaires. D’ailleurs, le mini-bus est en retard. Dehors, je patiente avec une Asiat’, toute petite, ronde, avec des lunettes rondes et un Irlandais, Declan, la trentaine.
6h50 : le bus arrive enfin. Flick (oui oui Flick), la guide, une jolie jeune femme autour de la quarantaine, les cheveux blonds platine coupés courts et la taille mince se présente. On range les bagages dans le coffre et c’est parti ! Nous sommes 14 en tout.
Arrêt d’abord à la boutique de l’agence pour ceux qui n’auraient pas tout payé. En revenant, mes affaires ont été déplacées par deux copines qui m’ont pris ma place. Sympa ! Flick nous donne le programme des 3 prochains jours et nous prévient : on va boire beaucoup d’eau. C’est normal !
Nous avons plusieurs heures de bus avant d’arriver à notre première étape : Litchfield. Nous nous arrêtons dans un camping pour un break. Ceux qui n’ont pas eu le temps de déjeuner peuvent se rattraper maintenant. C’est aussi le dernier lieu où l’on peut acheter de l’anti-moustiques et apparemment, les petites bêtes sont féroces. J’achète le produit locale à 12 dollars…
On remonte dans le bus. Notre première étonnante découverte sont des termitières géantes.

 

1 mètres = 10 ans de construction, ce qui veut dire que certaines ont presque 100 ans ! Les petites bêtes les fabriquent à partir de salive, de terre et de déchets organiques. A l’intérieur, les termites stockent leur réserve d’herbe pour la saison des pluies, quand elles ne pourront plus sortir. Les Aborigènes utilisent cette terre pour se laver ou en cataplasme contre le mal de tête.
Dans un autre genre surprenant, non ce n’est pas un cimetière, mais des termitières magnétiques, qui sont parfaitement alignées dans un axe nord-sud et conçues pour réguler la température à l’intérieur en fonction des changements de saison. Mystère…

 

On remonte ensuite dans notre super mini-bus pour traverser la ville de Batchelor (ça ne s’invente pas). Comme son nom l’indique, c’est THE place pour trouver un mari. Pour après la qualité n’est pas forcément garantie. Mais la quantité y est. Il paraît qu’il y a seulement 2 ou 3 femmes… Je suis sagement restée dans le bus (comme tout le monde :-)

 

ça y’est, nous rentrons officiellement dans le parc de Litchfield : 1500 km² de verdure, falaises et cascades… sans croco !

Première balade de la journée pour aller voir les Florence Falls, de belles cascades avec une piscine transparente. Une petite boucle pédestre permet d’y accéder. Et avant, on s’asperge d’anti-moustiques, on se tartine de crème solaire. Chapeau sur la tête, bouteille d’eau dans le sac. Let’s go !

Après une quarantaine de minutes de marche, les Florence Falls se dévoilent. Je joue à l’équilibriste sur les rochers pour prendre la meilleure photo… sans tomber dans l’eau !

 

Une baignade s’impose et tout compte fait, elle n’est pas si froide que ça. Je nage jusqu’à  être pratiquement sous les cascades. L’eau est pure et claire, on peut quasiment voir le fond. Un des membres du groupe se retourne et cette personne, que j’avais pris pour un homme… est une femme ! Oups, heureusement que je n’ai pas fait de gaffe. A peine sortie de l’eau, je me fais bouffer par les moustiques.

 

Nous finissons la boucle en gravissant une centaine de marches qui nous mènent à un point de vue en hauteur pour admirer les chutes sous un autre angle.

 

J’étais bien en bas, sous les cascades.
On retrouve notre camion au parking. Cette fois-ci, nous n’allons pas très loin pour rejoindre « Buley Rockhole », un spa naturel… Une expérience vivifiante à l’heure du déjeuner.

 

Le principe est tout simple : on s’installe sous les mini-cascades et on barbote dans les petites piscines dans un décor naturel magnifique. Pourquoi on ne peut pas y rester tout l’après-midi ? Je suis sous le charme de Litchfield !

 

Il est plus de midi et demi. Toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons quitter, à regret, Litchfield. Pause déjeuner avec des hots-dogs au camping où nous allons dormir ce soir. Pour le dessert, je m’offre une glace à la vanille au lait de buffalone (fabrication locale). Il manque de « vraies » graines de vanille, mais c’est bon. Et oui, j’ai tout mangé !
Après le déjeuner, nous regrimpons dans le bus. Bye Bye Litchfield and Welcome Kakadu !

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