Grande Terre : Parc des grandes fougères de la Foa

Mercredi 18 juillet 2012
Douche (toujours à l’eau froide), petit-déjeuner, pliage de tente et c’est parti pour le village de la Foa sur grande terre en Nouvelle-Calédonie. Nous nous arrêtons voir le pont Marguerite dans le village.
Coup d’oeil au parc attenant avec ses totems.
Puis, stop de 15 minutes à la médiathèque pour « surfer ». Nous prenons ensuite de la hauteur pour le parc des grandes fougères. Depuis la mairie, une vue panoramique sur la cote.
Nous nous enfonçons dans la forêt jusqu’à arriver à une barrière, point d’entrée du parc des fougères. Une femme est juste devant moi à la caisse et elle a visiblement du mal à comprendre les mots « marcher, chemin… ». Le ranger explique les balades existantes et me lance un regard du genre « c’est pas gagné ». Pour nous, ça sera un parcours de 1h30-2h. Chaussures de marche aux pieds, nous partons sous un grand soleil. Premier arrêt à la table d’orientation.
Nous redescendons ensuite vers la partie plus humide du parc, avec les fameuses grandes fougères.
En remontant, j’entends du bruit et j’aperçois le fameux « cagou » ! L’oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie en voie de disparition. Et pour cause : il n’a pas d’ailes pour voler. Il y en a même deux. Phénomène amusant : ses poils longs tombant dans le cou peuvent se relever en crête.
 Nous ne verrons pas d’autres spécimens. La fin de notre balade est proche quand il se met à pleuvioter. Le temps change vite… Mais à l’arrivée, surprise : le ciel bleu est revenu et nous mangeons notre pique-nique dans l’herbe.
Sur le chemin du retour, nous décidons de faire halte à une culture de café. Sur le portail est écrit : klaxonner et attendre 15 minutes ! On déclare forfait. Nous poursuivons la route vers le nord pour visiter un ancien bagne.
Je choisis l’option de la visite complète, ce qui me permet de comprendre un peu mieux la culture kanak. L’igname (une sorte de pomme de terre) occupe une place importante. Il représente le masculin, l’homme. Tandis que le féminin est représenté par une autre variété : le taro. Les kanaks sont organisés en tribus, puis en clans, avec un chef à chaque fois. Ils gèrent entre eux la répartition des terres. Ils ont leur propre loi, code.
Les premiers blancs venus sur la « caillou » sont des membres de l’administration pénitentiaire et des bagnards. Une fois leur peine purgée, certains ne pouvaient plus repartir, d’autres avaient le choix et pouvaient exploiter des terres. Les descendants sont des « caldoches » . Le bagne a été restauré pour raconter l’histoire des kanaks, l’arrivée des blancs et la révolte des indigènes qui s’en est suivie.
En fin d’après-midi, nous voilà sur la « transversale », avec le col des roussettes qui sillonne dans la montagne. Nous espérons arriver avant la nuit. Nous nous arrêtons au premier camping Kaora à Houaïlou. Deux autres voitures sont là. Il paraît que le propriétaire habite près de la route. Marc part à sa recherche pendant que nous allons voir les infrastructures. En fait, le camping est à l’abandon. Les sanitaires sont dans un état déplorable et que dire de la cuisine. Je tente d’allumer la lumière en actionnant le tableau électrique rien. En ouvrant le four de la gazinière, des saletés sont stockées. Marc revient et n’a trouvé personne. Si nous voulons manger ce soir, il ne reste plus qu’à faire du feu sur la plage. Avec Véro, on se lance dans l’allumage, non sans mal. Morceau de papier, petit bois, noix de coco, on utilise tout ce que l’on peut. On parvient tout de même à faire chauffer de la soupe et à cuire des œufs durs pour le lendemain.

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