Hiengène : nuit dans la tribu de Werap, chez Martial.

Jeudi 19 juillet 2012
Au réveil, nous découvrons de jour le camping. Payer pour ça, c’est abusé. On plie nos affaires rapidement (Marc a quand même le courage de prendre une douche) et on déguerpit sans demander notre reste. Nous nous arrêtons à Pénirouhen pour prendre notre petit-déjeuner avec du pain frais. Les habitants sont très cool. No stress !
Prochaine ville : Poindimié et sa cascade. On s’arrête pour demander le chemin. Le monsieur serre la paluche à Marc et fait un brin de causette en nous souhaitant la bienvenue. On est sur le bon chemin, pourtant nous ne parviendrons pas à trouver la fameuse cascade. Tant pis ! Retour sur le chemin principal, direction Hiengène. Nous nous arrêtons juste à l’entrée pour pique-niquer sur une magnifique aire de repos. Quelques pièces, à déposer dans une bouteille en plastique ouverte en deux, sont requises. Je m’exécute. L’endroit est bien entretenu avec des tables, au milieu de blocs de grès noir. Que demander de plus ?
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au belvédère qui domine Hiengène avec sur la droite la fameuse poule couveuse et le sphinx un peu plus loin. Une photo-souvenir s’impose !
Sans plus attendre, nous allons à l’office de tourisme qui doit nous donner toutes les informations concernant notre programme des 2 jours à venir (que nous avons pris le soin de préserver à l’avance). Dès ce soir, nous expérimentons l’accueil en tribu ! Nous allons partager la vie d’une tribu kanak et dormir dans une case. Une jeune femme nous accueille et nous annonce que nous allons être dans la tribu de Werap et notre hôte s’appelle Martial. Coût du dîner, avec la nuit en case et petit-déjeuner : 3000 francs pacifiques par personne. A notre arrivée, il faut faire la coutume, c’est à dire offrir des petits cadeaux. Nous avons opté pour un paquet de biscuits, un pot de pâté et une bouteille de cidre.
En attendant, on peut aller au centre culturel où il y a de l’artisanat, des cases et du wifi ! En fait, le tour est vite fait. Les artisans ont visiblement plié bagages. Les cases sont belles, mais ressemblent à celles que nous avons déjà vu. Quant au wifi, j’ai dû me déplacer près des cases pour capter. Très vite, une jeune élève est venu me voir pour savoir si je pouvais l’aider car elle a un virus sur son ordi. Elle est pas franchement tombée sur la bonne personne et je ne suis d’aucune aide ! Le temps file et nous devons arriver dans la tribu avant la nuit. Sur la fin, nous avons un peu de mal à trouver. Mais nous trouvons finalement Martial, un homme au ventre bien rebondi. Nous faisons la coutume et il semble satisfait. Il va nous faire partager la culture kanak. Présentation des lieux ou plutôt de la faune et la flore de sa maison : arbre à litchis et daim attaché pour les touristes. Tout semble se présenter au mieux jusqu’à ce qu’on découvre notre « chambre ».
En réalité, la case servant de salle à manger a été séparée avec un rideau. Des matelas sont posés à même le sol sur des tapis. Ça ne respire pas la propreté. Je pose mon sarong (décidément, ce morceau de tissu sert à tout) avant de dérouler mon sac de couchage. En fait, on laisse le minimum vital dans la « chambre » à la lumière kitsch. Mais le pire reste à venir quand nous découvrons la « salle de bains ». La douche et les toilette sont dans un état déplorable.
Martial nous invite à aller nous balader jusqu’au dîner et aller voir le fabriquant de monnaie kanak… que nous ne trouverons pas. Nous sommes en train de revenir à la case quand nous le rencontrons. Il nous propose de faire un tour avec lui. Il s’arrête voir ses voisins et n’osons nous rapprocher.
C’est le moment de passer à la douche. Je mets quelques minutes avant de trouver le bout d’élastique noir à glisser dans un clou pour tenir la porte fermée. Courage pour la douche à l’eau froide !
Vers 19h, le dîner est servi dans la « salle à manger ».
Avant, nous essayons avec Véro de nous intéresser à la famille en pénétrant dans la cuisine. On a plus l’impression de gêner la femme de Martial, en train de préparer le dîner à base de cerf chassé la veille. Nous sommes seuls à table, Martial est de l’autre côté. Le repas est délicieux. En guise d’apéritif, jus de pommes lianes (fruits de la passion), suivi du plat principal : cerf, igname, taro d’eau, riz et salade. De quoi bien remplir nos estomacs. Quant à notre hôte, il est absent. Nous parvenons tout de même à la questionner sur le programme de demain : il va au mariage de sa nièce dans les montagnes. Soit on l’accompagne, soit… on part de notre côté. Le choix est plutôt limité et le temps ne s’annonce pas terrible. On ne s’attendait pas à un tel accueil. Quant à la culture kanak, nous n’avons rien appris. Après avoir grignoté un morceau de papaye dur, nous nous couchons. Pour le moment, on ne se gratte pas. Il ne doit pas y avoir de puces de lit. Pendant la nuit, c’est le déluge.

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