La grande barrière de corail à Cairns

Jeudi 2 août 2012

C’est la grande journée spéciale snorkeling sur la great barrier reef, la grande barrière de corail en français. Dès 8h du mat’ (lever 6h) nous sommes déjà sur le bateau « Tusa ». C’est l’unique compagnie sur Cairns qui dispose de 16 points de snorkeling/plongée. Chaque jour, le bateau se rend sur les 2 meilleurs spots en fonction de la météo. De plus, un maximum de 60 passagers est accepté alors qu’il y a la capacité pour 120 personnes. Nous nous installons à bord et nous nous asseyons spontanément à côté d’une mère et de sa fille (françaises) qui sont venues faire de la plongée. Il y a un peu de vent, mais rien de bien méchant. On nous présente le personnel naviguant avec toutes les explications du déroulement de la journée.
Nous serons sur le premier spot de snorkeling aux alentours de 10h. Le bateau quitte le port, nous nous installons à l’extérieur, à l’avant du bateau. Il fait beau, tout va bien.

 

 

Mais très vite, tout se gâte ! Le vent se renforce et le bateau commence à sérieusement piquer du nez. Je commence à me sentir mal et on m’apporte un petit sac que je prends soin de remplir (là j’en rigole, mais ce n’était pas le cas sur le coup). Je tend mon sac à un jeune homme qui le prend du bout des doigts pour le jeter. Il m’invite à aller à l’arrière. Je m’exécute. Quelques minutes après, Claire inondera le pont ! Autant dire que cette journée commence bien ! Et en plus, on ne voit rien à l’horizon. Mais où va-t-on s’arrêter ? Convaincue que ça va aller mieux, j’enfile la combinaison. Le bateau s’arrête et ça secoue de plus en plus.

 

Il va falloir vite aller à l’eau avant que ça dégènere. Trop tard, je vide une nouvelle fois mon estomac sur la grande barrière de corail. Bon là, ça devrait aller !!! Allez hop, je m’installe à l’arrière du bateau, on m’aide à enfiler les palmes, j’ai le masque, le tuba, c’est parti !

 

 

Je m’accroche à la bouée d’une des jeunes femmes de l’équipe qui encadre le snorkeling sur la grande barrière de corail. On a de belles vagues. Au début, nous gérons toutes la situation. Je plonge sous l’eau pour prendre des photos et on fait même une photo de groupe.

 

Mais là encore, après quelques brassées, la tête commence à me tourner, il y a de plus en plus de creux et je me sens de moins en moins bien. Je vois Magali, quand soudain, mon estomac me lâche encore et me voilà en train de nourrir, contre mon gré, les poissons. Des jets incontrôlables sortent de ma bouche et Magali est sur le point de paniquer et ne cesse de me demander si elle doit appeler quelqu’un sur le bateau (là, j’en rigole, mais sur le coup, pas du tout). Je vais un signe de la main grande ouverte à Magali en tentant de lui faire comprendre d’attendre et elle me répète : est-ce qu’il faut que j’apelle quelqu’un ? Le truc c’est que pour le moment, je n’arrive pas à faire sortir deux mots de ma bouche (par contre, le reste sort très bien ;-). Quand enfin, j’arrive à m’exprimer, je lui dit que ça va aller. Maintenant que j’ai bien nourrit les poissons, on se déplace pour observer d’autres coraux.

 

L’eau étant relativement fraîche Magali et Claire, qui n’est pas non plus au top de sa forme, sortent assez rapidement de l’eau. Heureusement, il y a des douches chaudes et ça permet de se réchauffer un peu. Elise, par contre, est en pleine forme et fait plein de photos de la grande barrière de corail

C’est bientôt l’heure du déjeuner. Autant dire que je ne peux rien avaler. Avec Claire, on s’allonge sur le pont, au soleil pour essayer de se réchauffer et surtout tenter de se débarrasser de ce foutu mal de mer. Le bateau lève l’encre et nous partons vers un deuxième spot de snorkeling sur la grande barrière de corail. Avec Claire, on se sent pas vraiment mieux. La journée est limite cauchemardesque et j’avoue que je suis plutôt déçue par la grande barrière (par rapport aux coraux vus en Indonésie avec Cécile sur l’île de Menjagan). On se réchauffe en s’allongeant sur les bancs extérieurs à l’arrière.
Malgré le froid et le mal de mer, je fais quand même une deuxième plongée avec Elise. Encore malade. Je persévère et on a la chance de pouvoir observer une tortue !

 

Claire et Magali sont restées sur le yacht. J’avoue que je n’en profite pas autant que prévu… surtout pour les 175 dollars versés. Une fois séchées et au chaud, nous n’avons qu’une envie rentrer. Or, il y a encore 1h30 de trajet… loin d’être de tout repos. On essaie de trouver la meilleure position pour subir le moins de secousses. Même Magali qui avait résisté jusque là se sent pas très bien.

 

 

Seule Elise, le mystère, est en pleine forme. Sur la fin, j’arrive quand même à avaler des morceaux de gâteaux.
Quel soulagement quand nous sommes sur la terre ferme. C’est clair, nous nous souviendrons pendant trèès longtemps de la grande barrière de corail de Cairns. D’ailleurs, à chaque fois qu’on en reparle avec Magali, la seule image qu’elle a gardé de moi est dans l’eau avec des jets rouges sortant de ma bouche !
Mais à l’heure actuelle, le plus angoissant est la croisière de 3 jours qui nous atttend sur les Whitsunday Islands. Si c’est 3 jours comme ça, ça va être l’horreur totale ! Il faut absolument trouver des cachets anti mal de mer.

En attendant, pour nous remettre de cette journée, nous faisons une dernière halte au Lagoon de Cairns pour finir avec le marché de nuit.

De retour à Palm Cove, la soirée est consacrée au rangement et nettoyage. Dernière nuit. Demain, nous quittons notre nid douillet pour aller jusqu’à Townsville en voiture de location.

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