Whitsunday Islands

Dimanche 5 août 2012

Après une bonne nuit et un rangement matinal (on peut même dire un bon tri dans nos réserves de nourriture), nous libérons notre chambre vers 9h. Au fur et à mesure, on descend nos sacs pour remplir la voiture. Au final, il ne nous reste que nos petits sacs à dos et mon ordinateur dans les mains. Chacune consulte rapidement ses mails, on papote avec Anne, la responsable de l’auberge et puis on finit par partir en voiture, direction Airlie Beach.
Je demande aux filles si elles ont bien mis mon sac dans le coffre, personne ne répond. Bon, il me semble que je l’ai fait, donc je ne m’inquiète pas outre mesure. Tout doit être à l’arrière. Pendant plusieurs heures, nous roulons sur une double voie limitée à 80-90 km/heure. Pas d’autoroute en vue !
En milieu de matinée, petit arrêt sur une aire de repos et nous en profitons pour prendre en photo la mangue géante sur le bord de la route, le symbole de la ville de Bowen.

Juste 5 minutes d’arrêt et nous repartons. Une longue route nous attend aujourd’hui. Pas moins de 4 à 5h de route pour arriver à Airlie Beach. Vers 13h, nous décidons justement de nous arrêter sur une plage de Bowen. Pour la petite histoire, la ville a servi de décor au film « Australia ». J’ai du mal à cerner l’intérêt de ce lieu qui, à mes yeux, paraît quelconque.
Après quelques incertitudes, nous trouvons LA fameuse plage : Rose Bay

A peine sortie de la voiture, je vais voir dans le coffre s’il y a bien mon sac à dos. Et là catastrophe !!! Il n’est pas dans le coffre, ni à l’avant ! C’est la panique ! Tout est dans mon sac à dos ! Mon appareil photo, mon ordinateur, mes papiers ! Je pense l’avoir posé à côté de la voiture, sur le parking et on a dû y rouler dessus. Les filles sont sûres qu’il n’y avait plus rien quand nous sommes parties. Nous n’avons pas le temps de revenir. On essaie d’appeler l’auberge mais on n’a pas le numéro. Claire me passe son téléphone et j’appelle l’office du tourisme. Qui ne trouve pas le numéro non plus ! Par chance, on finit par le trouver et surtout je peux parler Français avec Anne, la gérante. De longues minutes d’angoisse. Elle ne trouve pas mon sac, puis finit par le trouver dans l’entrée. Soulagement et en même temps terreur. Comment récupérer tout ça alors que l’on doit partir en croisière dans quelques heures ? Elle propose de le donner à quelqu’un qui va prendre le bus pour Airlie Beach. Mais peut-on faire confiance ? L’autre solution est de l’envoyer au bureau de la croisière à Airlie Beach. Nous allons nous renseigner sur place. Alors que tout se passait bien, là c’est la grosse tuile ! Comment j’ai pu partir sans mes affaires !!! Déjà je sais qu’elles sont en lieu sûr.
J’arrive à peine à manger pendant le déjeuner tellement je suis encore angoissée. Nous repartons direction Airlie Beach. Nous arrivons au bureau de la croisière pour laisser nos gros sacs. On nous dit qu’il n’est pas possible d’envoyer du courrier à cette adresse. Dernière solution : la poste restante. C’est ce qui est décidé. En espérant que la poste australienne ne perde pas mon colis…
On va au deuxième bureau remplir les papiers de la croisière. Pendant ce temps, Elise et Mag sont allées faire quelques courses. On les dépose au lieu de rendez-vous pour la croisière, puis on rend la voiture de location. Nous sommes au point de rendez-vous et les autres passagers commencent à arriver. On est pas mal de filles… En fait, il y a que 2 garçons : un jeune marié (et sa femme forcément) et le capitaine du bateau, autour de la trentaine. Par contre, j’ai du mal à me rappeler exactement de son nom… Chris, c’est ça ! Quand les 10 passagers sont là, ils nous expliquent brièvement le déroulement du séjour. Bonne nouvelle, on est plutôt que ders jeunes et on arrive à le comprendre. C’est déjà ça ! On a notre réserve d’alcool et de friandises, on peut y aller. Nous nous dirigeons vers notre bateau « Blizzard ». On retire nos chaussures et on fait la connaissance de Julia, notre cuisinière et co-équipière de Chris. Elle est tatouée… et italienne.

Nous avons droit à un briefing de Chris, qui nous présente officiellement Julia et le déroulement de ces 3 prochains jours. Quelques minutes plus tard, on s’installe sur le pont. On va larguer les amarres pour les Whitsunday Islands !

et c’est à ce moment là, nous voyons THE blond, THE Australien ! Lui, ne vient pas avec nous, dommage ! Visiblement, il bosse sur un autre bateau. Mais Claire ne peut s’empêcher de capturer son joli minois !

Alors que nous partons en direction de Hook Island, on « tchine » sur le pont à notre croisière. Pour le moment, personne n’est malade ! Profitons du coucher de soleil…

Au dîner nous sommes tous dans le carré et on tient à peine ! Le repas est plutôt calme.
Dans la soirée, Mag et Elise potassent la Thaïlande. Nous ne sommes pas d’accord sur le programme « activités éléphants ». Je ne suis pas d’accord pour aller voir un spectacle d’éléphants dessinant et Mag est de mon point de vue. Claire et Elise sont plutôt d’accord sur le fait que ça fait parti du folklore du pays. Ambiance, ambiance ! Les joies de la vie en groupe 😉

Du côté des cabines, c’est petit, mais confortable. On devrait bien dormir.

Après un verre à l’arrière du bateau, sous les étoiles et l’observation de poissons volants, chacun(e) rentre se coucher.

Lundi 6 août 2012

Réveil matinal avec un beau petit-dej préparé par Julia sur les Withsunday Islands.

Tout le monde a bien dormi et n’attend qu’une chose : voir de ses yeux la carte postale des Whitsunday Islands. Quand la marée a atteint la bonne hauteur, Chris nous embarque sur un zodiaque et nous laisse sur la terre ferme. Here we are !

Il ne nous reste plus qu’à faire une petite marche pour atteindre l’observatoire. Et là, le spectacle est saisissant ! On voit la beauté de nos yeux. Le ciel est splendide, le blanc étincelant et l’eau s’infiltre dans les bancs de sable, formant des vagues. On en prend plein les yeux ! Et, on a qu’une seule envie : descendre dans le sable et se baigner dans ce décor de rêve.

En plus, il fait chaud ! Après quelques photos souvenirs sur la plate-forme, on se lance en bas. Sous nos pieds, Whithaven Beach !

Encore des photos et on se trempe dans les bancs de sable. Mais il faut repartir.

Sur le chemin du retour, d’autres groupes arrivent. Chris nous attend avec le zodiaque. Nous sommes les dernières !

De retour sur le bateau, nous quittons le mouillage pour rejoindre la mythique plage de sable blanc.
On jette l’ancre.

Pour rejoindre la plage, deux solutions : on nage ou on prend le zodiaque. Allez, je me jette à l’eau. Elle est un peu fraîche au début, mais après ça va. On a le temps de se reposer et de se balader avant le déjeuner. Alors qu’on se met à l’ombre sous les arbres, d’autres s’installent en plein soleil. On laisse Elise se reposer. Avec Claire et Mag, nous allons marcher sur la plage déserte.

Sur le chemin du retour, une raie manta nage à quelques mètres de nous, mais impossible de la rattraper. Nous voyons seulement ses contours noirs.

On croise deux couples qui trinquent au champagne. Les veinards ! Du coup, on les sollicite pour une petite photo.
Après une petite sieste à l’ombre, il faut retourner sur le bateau pour le déjeuner. Autant s’accorder une petite nage pour s’ouvrir l’appétit. Ma seule angoisse est toujours la même : les requins. Aussi, je ne traîne pas dans l’eau !

En fin d’après-midi, nous partons en direction d’un spot de snorkeling sur les Withsunday islands et c’est alors que nous voyons (grâce à Chris) une baleine et son petit. Mais interdiction de s’en approcher de trop près. En arrivant sur le fameux spot, on enfile combinaison, masque et tuba.

Le soleil est en train de disparaître, il ne fait pas très chaud ! Nous observons poissons et coraux, mais à dire vrai, on a toutes froid assez vite !

De retour sur le bateau, on se sèche et Chris nous conduit vers une autre crique. Deuxième et dernière nuit sur le voilier.

L’ambiance est plus détendue qu’hier soir,  tout le monde est sur le pont et discute. pas facile pour Elise, qui ne parle pas « english ».
Demain, c’est déjà fini…

Mardi 7 août 2012

Le soleil se lève sur l’archipel des Withsunday Islands et cette matinée s’annonce sportive.

Pour bien commencer la journée, du paddle est au programme. Chris a gonflé les planches et nous avons une pagaie. Après une petite démo, c’est à nous de nous lancer. Il faut commencer à genoux, puis après se relever.

On  fait un premier aller-retour pour s’échauffer. Et ce n’est pas si évident de tout maîtriser. Alors que j’ai réussi à me mettre debout, un zodiaque passe rempli de « djeunes », fait des vagues… la chute est inévitable… et ils se foutent bien de ma gueule au passage !
Elise se jete volontairement à l’eau pour les besoins d’un film. Bref, on s’amuse !

On enchaîne ensuite avec du snorkeling pour observer coraux et poissons. Beau spectacle et les plus chanceux peuvent même observer une tortue !

Retour sur le sable pour une photo souvenir.

Quelques minutes plus tard, nous remontons sur le voilier. Pour le déjeuner, nous avons des wraps à manger en même temps que nous naviguons. La météo permet même de sortir la voile. On coupe le moteur et c’est parti !

Pendant ces trois jours, je n’ai pas oublié mon souci de sac, papiers, appareil photo. Le colis devrait être arrivé à la poste d’Airlie Beach. Je veux poser la question à Chris pour m’assurer qu’il n’y a qu’une seule poste et c’est en m’avançant vers lui, que je glisse et me retrouve sur les fesses. Sans explication ! Je n’avais pas encore fait de bêtise depuis la montée sur le bateau. Voilà c’est fait ! Gentleman, il m’aide à me relever. Du coup, après, j’évite de bouger de ma place. Et, il confirme, il n’ y a qu’une seule poste. Dès que nous poserons un pied à terre, avec Claire, on filera en bus à la poste.
Vers 16h, le bateau rentre dans le port d’Airlie Beach. Notre croisière de rêve se termine et Chris signale qu’il sera ce soir dans les parages pour les amateurs de bière. Succombera-t-il au charme de Julia ? That’s the question ! En tout cas, elle ne dirait pas non… A peine avons-nous amarré, que nous partons à pied, avec Claire, pour la Poste. ça tape et ça grimpe ! Nous trouvons le bureau de poste. Mais malheureusement, pas de trace du colis. Les Whitsunday Islands sont une des rares exceptions où un Chronopost met 2 jours, voire 3 et non pas un jour ! Et il fallait que ça tombe sur moi ! Ce n’est vraiment pas de bol ! Je suis déçue et angoissée. Et si ça n’arrivait pas demain ! Scénario catastrophe. Pour le retour, nous prenons le bus et on retrouve les filles à Airlie Beach, près de la lagune.

Nous repassons au bureau de la croisière pour récupérer nos sacs. On se rend à pieds à l’auberge, chargées comme des mulets. Et pour nous achever, il y a même une montée ! En arrivant, j’apprends que la proprio de l’auberge a essayé de m’appeler. En fait, elle ne veut pas me communiquer le numéro de suivi de mon colis tant que je n’ai pas payé le prix de l’envoi. je paie une trentaine ou quarantaine de dollars par carte bleue et par téléphone. On dépose nos affaires dans le dortoir propre avec les lits superposés, petit break avant d’aller se balader en ville. Quel bordel 😉

En ville, on tombe sur une jeune fille qui aurait fait la croisière avec nous ! C’est en tout cas ce qui me semble… Elle continue un bout de chemin avec nous et on voit même Chris, notre skipper au fameux bar dont il nous avait parlé et nous invite à boire un verre. Peut-être tout à l’heure. Julia n’est pas avec lui ? Surprenant…
Finalement, on décide de manger à l’auberge et on propose à notre invitée de se joindre à nous. Après le dîner à base de pâtes si mon souvenir est bon, la motivation pour sortir est plutôt au point zéro. Au lit !

Mercredi 8 août 2012

Je suis dans mes petits souliers, c’est le jour de vérité pour mes papiers. Avec Claire, on doit retourner ce matin (encore) à la Poste ! En attendant, à la table du petit-déjeuner, il y a des Français (étonnant, non !). Chacun raconte comme d’hab son périple : tu viens d’où ? Tu as fait quoi , combien de temps tu restes ?
Avec Claire, on va prendre le fameux bus qui doit nous amener direct à la Poste. Le stress me gagne. le retrait des colis, c’est derrière. Claire donne sa pièce d’identité. La dame part fouiller. Elle revient en demandant si c’est bien ce nom là : oui oui ! D’atroces secondes d’angoisse, je prie pour que le paquet soit là et quand je vois la postière revenir avec un paquet, c’est enfin le soulagement. Je m’écroule littéralement sur le comptoir. Il y avait une erreur dans l’orthographe du nom de Claire ! Maintenant, je n’espère qu’une chose que tout soit là. J’ouvre le carton avec frénésie…; et oui !!!! Quel instant de bonheur : tout y est ! Mon sac, mon appareil photo, mes papiers. Je peux enfin respirer. Que d’émotions ! ça vaut bien une petite photo ! La pression retombe… Mais c’est sûr, cette aventure nous servira de leçon. Je ne lâcherai plus mon petit sac, ni mon appareil photo des yeux. D’ailleurs, les filles me le rappeleront bien tout au long du voyage 😉

Il ne reste plus qu’à reprendre le bus et à rejoindre les filles à l’auberge. D’un coup, je me sens plus légère ! En arrivant, je tente bien de leur faire une blague mais Magali n’y croit pas. Je suis pas assez paniquée pour que ça soit crédible. On finit de boucler nos sacs, puis un taxi doit nous emmener à l’embarcadère du bateau pour les Hamilton Islands. Heureusement, le coffre est grand, vu tout ce qu’on doit y rentrer… Après quelques minutes, nous sommes les premières à l’embarcadère. On met des étiquettes sur nos bagages. Du coup, on a du temps pour grignoter un morceau. J’invite les filles à goûter au banana bread, mais celui-là n’a rien d’exceptionnel. On finit par monter sur le bateau, je peux enfin prendre MES photos d’Airlie Beach.

On fait une escale avant d’arriver sur les Hamilton Islands. ça souffle sur le bateau ! Nous voilà à destination, on débarque.

On suit la foule, en espérant que nos sacs soient bien là. Oui ! Ils arrivent dans des petits wagons comme ceux utilisés dans les mines; Amusant ! Il suffit de faire quelques pas pour arriver à l’aéroport. C’est ici que nous devons prendre notre vol pour Sydney. Je retire mon billet à la borne pendant que les filles font la queue au comptoir car elles ne peuvent pas prendre leurs billets. Après je présente mon billet au comptoir, l’hôtesse enregistre mon sac. Il est encore dans les normes. Aucun autre contrôle de sécurité. Je suis abasourdie : à aucun moment on ne m’a demandée mon passeport. Et ça se confirme. Je suis assise dans l’avion et personne n’a vérifié mon identité. Même si je n’avais pas récupéré mon passeport, j’aurais pu prendre l’avion ! Complètement fou. Je n’ose pas imaginer ce qui pourrait arriver si un terroriste usurpait l’identité d’une autre personne.
Bye Bye Hamilton et Whitsunday Islands !

Je retrouve ma chère Sydney. Il fait quand même plus frais que quand j’y étais. Je suis rodée aux transports. On prend le train jusqu’à Central Station , puis il faut trouver la bonne sortie pour
aller à l’auberge.

C’est cette partie que je maîtrise moins bien. On finit par trouver et par arriver à l’auberge « Bounce » que ma copine Emilie m’avait recommandée.

L’auberge est moderne, bon accueil. On paye notre dû. Par contre, pas de petit-dej inclus, alors que j’étais sûre que ça l’était. Bon, tant pis ! On arrive dans notre chambre de 6. Nous avons chacune une clé avec un accès de 30 minutes au wifi et un casier qui se ferme. On en profite pour faire la dernière grosse lessive avant notre périple en Thaïlande. On part en direction du quartier « The Rocks » pour voir the Opera de nuit. Mais d’abord le Victoria Building sur George Street

Pour le dîner, après hésitations, sur le contenu de l’assiette, oui ? non ? Italien ? Nous finissons dans un pub irlandais et je m’engueule avec Magali. Elle me reproche d’être égoïste, elle sort fumer avec Elise et je craque. Je me mets à pleurer en face de Claire. Incompatibilité de caractère, difficulté à se réadapter la vie de groupe, nostalgie de ma vie de bohème en solo , fatigue ? Un mélange de tout, probablement. La fin de mon congé sabbatique, de ma vie de liberté approche; Il faut encaisser et il va falloir passer à autre chose. En revenant Mag comprend qu’il s’est passé quelque chose. Elle s’excuse. ça doit être notre deuxième engueulade en dix-huit ans d’amitié…

Balade digestive sur Sydney Harbour. Pour le 1er janvier, j’étais au même endroit et c’était noir de monde ! On marche le long du port dans la nuit.
Retour en bus jusqu’à notre superbe auberge. Nous sommes au complet dans la chambre. Ambiance plutôt calme. On devrait bien dormir. Demain dernière journée en Australie !!!

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