Destination Porquerolles, la belle île

 

Porquerolles

 

Porquerolles, à l’évocation de son nom, l’évasion, le soleil, les plages, l’odeur du pin et de l’eucalyptus qui titillent les narines quand on rejoint les plages de la Courtade ou de Notre-Dame. Petite, j’y passais chaque année une semaine pendant l’été sur le voilier que louaient mes parents.
Située au large de Toulon (Var), Porquerolles fait partie des Iles d’or comme le Levant ou Port-Cros. D’une superficie de 12,54 km², c’est la plus « grande » des trois îles, reliée au continent grâce à la navette au départ de la Tour Fondue à Hyères (compter 19,95 €/pers aller-retour). Durée de la traversée : 10-15 minutes.

Victime de sa beauté, l’île se découvre de préférence de préférence au printemps ou en septembre, quand elle retrouve sa tranquillité. Bonne nouvelle : les voitures y sont interdites ! L’idéal étant d’enfourcher un vélo pour en faire le tour. Bien qu »il soit possible de s’y rendre à la journée, mieux vaut opter pour un séjour de 2-3 jours pour en profiter pleinement (dans ce cas, il est plus rentable d’emmener son vélo que de le louer sur place).

Pointe de Porquerolles
Délicieux parfum romantique quand on sait que Porquerolles fut achetée en 1912 par François Joseph Fournier, et offerte en cadeau de mariage à sa femme, Sylvia.

Pour éviter la foule, on prend la directement de Notre-Dame, à gauche du village et on file jusqu’au bout. Un coin de Polynésie quand on arriver au parc à vélo surplombant la Méditerranée avec l’eau translucide et les pins. Pour encore plus de tranquillité, on poursuit jusqu’au bout de la plage.

Porquerolles

 

Parmi les curiosités à ne pas rater, le moulin du bonheur, récemment rénové et le fort Saint-Agathe, qui demande quelques bons coups de pédale pour arriver en haut (mais rien d’insurmontable). Si on aime la difficulté, rendez-vous au sémaphore.

 

Moulin du bonheur, Porquerolles

 

Les jours de grand vent, on peut trouver refuge dans la minuscule calanque de l’Oustaou de diou (la maison de Dieu, en provençal). Crique à l’abri, mais point de sable ici. Plutôt pour jouer les Robinsons.

Oustaou de diou, Porquerolles

 

De l’autre côté, la plage d’argent est plébiscitée par les touristes à pied. Par contre les bancs « d’algues » (posidonie), espèces de plantes à fleurs qui s’échouent sur le sable, pourront en rebuter certains.

 

Plage d'argent, Porquerolles

 

Les plus sportifs iront jusqu’à la pointe du Langoustier. Deux plages se font face et quelques criques occupées par les privilégiées qui viennent par la mer ou les résidents du Mas du Langoustier. D’un côté, une plage au sable plutôt noir et de l’autre du sable blanc.

 

Plage du langoustier, Porquerolles

La bonne idée en vélo : prendre le chemin par l’intérieur à l’aller (davantage ombragé) et le bord de mer au retour. Compter 30 min à l’aller et 15 min au retour.

Question balades, il y a aussi l’embarras du choix avec 54 km de chemins balisés. A privilégier si on a du temps.

Porquerolles est aussi connu pour son vin rosé (enfin surtout depuis qu’on a découvert un viticulteur dans l’Amour est dans le pré ;-). Trois domaines sont établis : la Courtade, Perzinski, L’île, entre 9 et 18 € la bouteille de rouge, rosé ou blanc Rassurez-vous on peut aussi le trouver chez Carrefour, paraît-il.

vignes Porquerolles

Aller à Porquerolles le temps d’un week-end, c’est se couper du continent, se croire ailleurs et se sentir en vacances, sans vraiment l’être…. et succomber à la Porquerollite : Maladie incurable et contagieuse due à l’excès de soleil, au son des cigales et à la forte consommation de vin rosé.

Mes bons plans à Porquerolles : s’offrir un déjeuner 3 étoiles au Mas du Langoustier (à défaut d’y séjourner, attention style déco Provence d’antan, on aime… ou pas ! ). Compter 100 euros à deux pour une entrée, plat, dessert avec un verre. Réservation conseillée (pas possible de dîner pour les non-résidents).

Mas du langoustier, Porquerolles

 

Mas du langoustier, Porquerolles

 

 

Louer un vélo chez l »Indien, au village en ayant pris soin d’imprimer le bon de réduction sur leur site. http://www.lindien.fr/index.php

Boire un  verre en fin de journée au bar de la plage d’Argent en profitant des canapés face à la mer.

Réserver son séjour à l’IGESA (prix imbattable en pension complète ) à condition d’être militaire. Sinon réserver à la chambre d »hôtes Les Pescadous (longtemps à l’avance, 145 à 165 € la nuitée avec petit-déjeuner)  ou les sutdios-appartement aux Galéjades à partir de 70 € la nuitée pour 2.

Si vous n’avez qu’une journée, filez sur le site www.cobaturage.fr pour monter sur un bateau ou voilier partagé au départ de Hyères ou Le Lavandou  (environ 30 euros/pers).

Prendre l’apéro : A l’Escale. On profite des derniers rayons de soleil, lové dans une nacelle ou sur des canapés. Tapas à grignoter. Ambiance Nouvelle-Orléans avec les tables disposées sur la coursive.

Acheter un pizza à emporter et la déguster sur le port ou sur la place du village.

Mauvais plan à Porquerolles : le Café du Port à l’apéro. Jamais entendu autant de vulgarité de la part d’un petit groupe (avec la compagne ou la femme du patron) hurlant de blague à l’humour douteux. De quoi faire honte au sud ! A éviter si on veut siroter son verre en tête à tête.

Où ne PAS dormir à Porquerolles : l’Arche (175 €, la nuit en chambre double avec petit-déjeuner). La  (petite) chambre dite « aux étoiles » avec un vélux petit et sale, et qui donne sur l’extracteur de clim quand on se penche. Pas d’aération possible. Clim, literie bonne, mais des joints de salle de bains noirs… Le lit n’est pas fait tous les jours. Et le pire : l’insonorisation ! Le soir, on entend les cuisines du rez-de-chaussée avec le rangement de la vaisselle et le matin, les portes qui claquent. Petit-déjeuner correct, sans plus, avec une seule serveuse doit courrir partout… Accueil agréable, mais on paye Porquerolles…

 

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