Maupiti : mon île paradis en Polynésie

Un voyage en Polynésie, un grand rêve pour bon nombre de globe-trotteurs. Destination de prédilection pour un voyage de noces. Grâce à mon amie tahitienne Fabienne et son futur mari, Youko, j’ai eu la chance d’y aller leur mariage… et au passage 3 semaines et demi de vacances inoubliables.

Parmi, les différentes îles dans l’archipel des Iles-sous-le-vent, Maupiti reste mon coup de coeur de la Polynésie ! D’abord, pour y arriver, je conseille de prendre un avion inter-îles d’Air Tahiti (l’idéal si l’on veut visiter plusieurs îles est d’opter pour le forfait). Attention pour accéder à Maupiti, vous devrez passer par Raiatea, 25 min de vol ou Bora-Bora.
L’atterrissage sur cette petite piste, au milieu du lagon, est simplement magique.

 

aéroport de Maupiti

 

Aéroport microscopique. Les bagages sont débarqués sous nos yeux. Une jeune femme de la pension de famille dans laquelle je vais passer les 3 prochains jours m’attend avec le traditionnel collier de fleurs. A chaque fois un pur bonheur d’humer ce délicat parfum. J’embarque sur un petit bateau, jusqu’au motu (récif coralien) sur lequel est la pension. L’île principale de Maupiti est en face de moi. A pleine 5 minutes plus tard, j’arrive au Maupiti Village, tenu par Alain et Audine, ma pension de famille où je vais rester 3 jours.

 

Maupiti village

A Maupiti, aucun hôtel. Les habitants les ont refusés par référendum. Quelle belle idée… on voit le résultat ! Tout est préservé.

Maupiti

Maupiti

Je ne cesse de m’émerveiller devant la beauté des lieux avec ces dégradés de bleus.

 

motu Maupiti

 

Maupiti

J’ai un dortoir pour moi au 1er. Bon, le confort est un peu spartiate. Un simple matelas posé par terre et je n’aurais pas d’eau chaude. Mais bon, on vient à Maupiti pour jouer les Robinsons.

 

bungalow Maupiti

A l’heure des repas, Audine cuisine très bien et sait nous régaler avec des bons petits plats originaux. On mange tous ensemble dans une salle commune. L’occasion de faire connaissance avec les autres voyageurs et d’échanger ses impressions.
Alain, quant à lui, s’occupe d’emmener les touristes à bord de son bateau et sert de bons cocktails.

Grâce à Alain, j’ai vécu la merveilleuse expérience de plonger, avec simplement un masque et un tuba, à la rencontre des impressionnantes raies mantas. Un balai sous-marin exceptionnel et inoubliable !

 

raies mantas Maupiti

 

raies mantas Maupiti

Autre journée mémorable avec Albert, guide-conteur de Maupiti. Vers 10h, Alain me dépose au « village », l’île principale. Une bicyclette, sans âge, m’y attend avec Albert. Nous commençons par gravir le Mont  Teurafaaitu. Il fait déjà une chaleur à crever et ça grimpe sérieusement. Mieux vaut avoir un guide car parfois le sentier n’est pas très clair !

 

ascension Mont Teurafaatui, Maupiti

Heureusement que j’ai pris de l’eau et une compote. La tête commence presque à me tourner. En haut, la vue est spectaculaire est mérite largement la montée de 2h (à faire avec des bonnes chaussures).

Mont Teurafaatui, Maupiti

Du sommet, on profite d’une vue panoramique éblouissante ! Incomparable avec tout ce que j’ai pu voir auparavant. Cette palette de couleurs étincelantes : voilà la beauté de la Polynésie !

Mont Teurafaatui, Maupiti

 

Mont Teurafaatui, Maupiti

 

Mont Teurafaatui, Maupiti

Après cette descente, nous faisons halte chez un petit neveu d’Arthur. Ici tout le monde est cousin. Derrière le portail m’attend une autre surprise : une maison tout en coquillages… et son propriétaire est là !

Maison de coquillages, Maupiti

 

maison de coquillages, Maupiti

 

Maupiti

Il s’appelle Akhy Firuu et c’est un chanteur polynésien connu. Il me sort son youkoulélé et m »interprète une chanson, après m’avoir fait visiter les lieux. Il construit sa maison depuis 5 ans et n’a toujours pas fini. Il me montre sa chambre spartiate et la salle de bains.

 

IMG_9271

 

Il m »offre un coquillage (que j’ai toujours dans ma salle de bains) et un collier de coquillages. C’est quand même un sacré séducteur, surtout quand il chante « Appelle-moi Marianne, ce soir »….

 

Maison de coquillages, Maupiti
Je promets que je reviendrais un jour !
Dehors, sur son portail, la pancarte « appelle-moi BB » trahit le Don Juan polynésien.

La faim me tenaille et je demande à mon guide quand allons-nous manger. Et plusieurs fois, il me répond bientôt. Je rêve aussi d’une bonne boisson fraîche.
Nous continuons à pédaler sur l’unique route bétonnée, jusqu’aux pierres gravées (pétroglyphes) disséminées dans la nature. On peut deviner des animaux, comme une tortue.

pétroglyphe Maupiti

 

pétroglyphe Maupiti

Enfin, nous finissons par arriver sur la plage de Tereia.

Plage de tereia, Maupiti

 

A peine arrivés, je me jette dans l’eau pour me rafraîchir avant de commander au snack « Chez Mimi » un sandwich américain avec steak-frites et un bon coca. Après, ça va tout de suite mieux. Et que dire de la vue sur le lagon !

 

snack chez Mimi, Maupiti

 

Nous poursuivons ensuite par une balade à pied sur la plage où Albert continue à me raconter les histoires de Maupiti. Le moindre caillou est prétexte à légendes.

plage Tereia, Maupiti

 

plage Tereia, Maupiti

 

Après une belle montée, sans vitesse, une descente assez sèche suit. N’ayant pas de système de freinage outre que le rétro-pédalage, je mets pied à terre, c’est plus prudent.

 

Maupiti

Nous finirons le tour par un arrêt au marae de Maupiti, lieu de cérémonie religieuse traditionnel.

marae, Maupiti

 

marae Maupiti

Puis, le lit du roi !

lit du roi, Maupiti

Je quitte Albert avec des récits plein la tête sur la fleur de Tahiti, ou plutôt de Maupiti (et non pas la fleur de tiaré, car le mot tiaré est le synonyme de fleur ! ) et les premiers habitants de Maupiti.

Tiaré de Maupiti
Le soir, en racontant mon aventure avec Aky Firuu, je me fais charier par Alain et Audine ! Comme ailleurs en Polynésie, on se couche tôt, autour de 21h.

Dernier jour sur Maupiti. De retour sur le motu, je fais une balade de l’autre côté.

Maupiti

 

Maupiti motu

 

En quelques pas, on peut traverser le motu en largeur. Pour faire le tour, c’est plus difficile car il y a quelques propriétés privées.

Ma dernière matinée sera, à sa façon, inoubliable. J’ai comme un grain de sable dans l’oeil qui me gêne. Et cela va empirer dans les heures. Je ne le sais pas encore mais, pour la première fois de ma vie, j’ai attrapé une conjonctivite !

Maupiti est sans aucun doute, mon île préféré dans l’archipel société. L’île la plus authentique et sauvage ! Un jour, c’est promis, je reviendrais à Maupiti.

Maupiti

Lors du départ, comme le veut la tradition, on me remets un collier de fleurs. Maururu( merci), nana (au revoir).

 

Alain et Audine du Maupiti Village

Maupiti village. 6000,7000 et 12 000 CFP/jour  (dortoir, chambre, bungalow) en pension complète ( 50 à 100 €) .

Prochaine escale : Bora-Bora…

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