Visite de Santiago de Cuba

Dès que je pense à Santiago de Cuba, je pense à une chanson avec un refrain « A Santiago de Cuba », mais impossible de retrouver le titre, ni l’interprète.

Fin mars 2016
Après un voyage retardé d’un jour, pour cause d’arrivée de Barack Obama à Cuba, nous atterrissons enfin, peu avant minuit, à Santiago de Cuba, à bord d’un avion de la compagnie nationale Cubana Aviaccion.  Nous passons la douane sans problème, où nous apercevons des policières en collant résille. Étonnant ! Un chauffeur nous attend. Après avoir pu changer de l’argent, il nous fait monter dans sa playmouth blanche.

 

voiture cuba

 

Malgré l’heure avancée, une douce chaleur nous accompagne. A peine grimpés à l’arrière de la vieille voiture, nous sommes happés par l’ambiance de Cuba, vintage, bercés par la musique. Un véritable voyage dans le temps !
10 min plus tard, nous voilà à notre casa (où nous avions réservé, adresse du Lonely Planet) . Juan, le propriétaire de la Casa Terraza Pavo real, nous attend. Nous pénétrons dans un joli patio.

 

casa terraza pavo real, cuba

 

Puis nous grimpons par un raide escalier en colimaçon sur le toit-terrasse. Vue panoramique sur la ville, avec un verre de jus.

 

roof top santiago de cuba

 

Malgré la fatigue, difficile de trouver le sommeil dans la belle chambre, avec ses hauts plafonds. Style à l’ancienne… Literie fine et sommier dur. Sans compter les chiens qui aboient et le passage des voitures pendant la nuit dans les petites rues, qui résonnent.

Le lendemain, un beau petit-déjeuner nous attend. Une belle surprise ! Café, servi dans un beau service, jus de mangue, assiette de fruits frais, omelette, beurre, pain frais, confiture, bananes frites. De quoi bien démarrer la journée.

 

petit dej casa juan cuba

 

bananes frites cuba

On découvre un autre locataire dans notre chambre : une petite tortue ! le propriétaire en a plusieurs. On aurait pu l’écraser !
Nous partons marcher dans Santiago et découvrons les rabatteurs. Un jeune homme se présente à nous et nous propose de nous faire visiter Santiago, gratuitement. Il nous dit même avoir été potier à Limoges ! Tout cela paraît bien suspect. On décline après quelques échanges. Au fil de notre voyage, nous apprendrons à stopper net les rabatteurs d’un non ferme.
Nous nous rendons aussi à la gare routière pour réserver nos billets pour le lendemain afin  de rejoindre Baracoa. On me demande de m’inscrire sur une liste. Je ne peux pas payer les billets tout de suite. Il faut revenir demain matin un peu plus tôt.
Puis, nous allons voir le cimetière Santa Ifigenia. Nous louons le service d’un guide, une dame d’un certain âge, à l’anglais approximatif. Nous assistons à une cérémonie militaire, la relève de la garde.

 

santa ifigenia santiago

 

Puis, elle nous explique l’histoire du cimetière avec ses célébrités, quelques militaires, chefs de file de la Revolucion cubaine, le fondateur du rhum Baccardi, et le chanteur du groupe Buena Vista Social Club. Sans oublier le mausolée au penseur José Marti, un héros pour le peuple cubain.

 

mausolé Jose Marti
Dans Santiago, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet depuis le Parque Cespedes. Le long de l’avenue Aguilera, nous nous arrêtons sur différentes places. Dans les rues défoncées, il faut être constamment vigilent aux aspérités du trottoir.

santiago de cuba

 

Beaucoup de circulation. Des fils électriques qui pendouillent partout, des bicoques colorées, des vendeurs ambulants. A mille lieux de nos villes actuelles.

 

santiago de cuba

 

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Vers l’heure du déjeuner, nous revenons sur le parque pour boire un verre à l’hôtel Casa Granda.

 

parque cespedes santiago, hotel casa granda

 

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J’opte pour mon premier mojito, à 2,50 € (et costaud) et Mister L prend une bière. L’alcool me monte rapidement à la tête. Mais vaut se remplir l’estomac. Nous faisons halte au Café Rumba à quelques rues de là. Il commence à pleuvioter. Tant pis, nous sommes un peu abrités sur la terrasse. Je commande une crêpe  (copieuse) jambon /fromage et une limonade  naturelle (un peu trop sucrée) . Mister l commande un sandwich et une bière. Et puis, c’est le coup de barre, que je tente de faire passer avec un dessert : gâteau au chocolat plutôt spongieux.
L’après-midi, nous tentons d’acheter une carte internet pour pouvoir ensuite se connecter au wifi. Il faut faire la queue dehors du magasin, puis arriver ensuite à se connecter sur l’ordi dispo. Pas évident. On continue notre balade au hasard dans les rues.

 

santiago de cuba

 

Nous allons quasi jusqu’au port de Santiago  et remontons par les petites rues. L’occasion d’observer le quotidien des habitants, les petits magasins de fruits et légumes.  Parfois des étalages de viande Les employés des magasins et administrations son souvent en uniformes. Les femmes en jupe courte et collants résille. Arrêt au mirador (ou balcon de Velazquez), coup d’oeil gratuit.  Et puis, nous rejoignons le cœur de la ville, autour du parque central.  Il y a bien sûr quelques beaux bâtiments, conservés ou d’autres en cours de réhabilitation.

 

santiago de cuba

 

Soudain, nous tombons sur un carnaval : un défilé d’enfants accompagnés par un orchestre. Ça chante, ça danse, c’est aussi ça l’âme de Cuba.

carnaval cuba

 

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Après un petit épisode pluvieux, nous décidons de rentrer à la casa pour se reposer un peu.

Programme de cette fin d’après-midi : un cours de salsa avec Mercy (Tel 628519) ! C’est Juan qui s’est chargé de nous réserver un cours de danse, un must à Santiago. Pendant plus d’une heure, la jeune femme nous enseigne la salsa et le meringue. Il fait chaud, heureusement, le ventilateur donne un peu de de fraîcheur. Nous sommes au cœur du quotidien des cubains, puisque nous sommes dans sa maison., au milieu des bibelots et des photos des enfants ; Nous avons fait la connaissance de son fils, qui nous a guidé jusqu’à la maison. Après 1h30 de danse, j’ai les pieds en feu ! Mister L est un peu plus souple. Comme dit Mercy, il faut écouter la musique et pratiquer….  Elle nous montre le chemin pour aller dîner au restaurant La Terraza (calle Padre Pico n°360). De nuit, le quartier ne semble pas très rassurant, quasi pas d’éclairage, pas grand monde dans les rues, mais nous arrivons sans problème et nous installons sur le micro roof-top du restaurant. Pas une grosse fin, j’opte pour 3 entrées : crevettes, langoustes et salade de fruits. Un excès de crème gâche le plaisir. Dommage. Mister L choisit un plat au poulet et à la sauce créole . Très copieux !
Nous rentrons doucement vers 21h00, pour nous effondrer vers 21h30. Encore une nuit hachée par les bruits de la rue.
Dernières heures à Santiago. Réveil à 6h10 et départ à 6h45. Nous faisons nos adieux au sympathique Juan, qui  nous a réservé un taxi pour aller à la gare. 7h. Nous sommes arrivés et je fais la queue pour obtenir les tickets en carton (30 CUC le voyage de 5h pour 2 pers), pour les bagages.

ticket viazul

On me demande 1 CUC de pourboire « obligatoire » (mais qui en fait ne l’est pas officiellement). Nous grimpons dans le Viazul, bus moderne, et quittons Santiago.

cuba campagne

Pas de vrai coup de cœur pour cette ville assez bruyante. Direction Baracoa. Nous faisons un premier arrêt dans la campagne.


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J’achète à un snack au bord de la route 2 sandwichs (le trajet va durer toute la matinée) et je fais comme les locaux, je bois un verre de yaourt en espérant ne pas être malade. On me rend la monnaie  en pesos cubains (et non en CUC, la monnaie touriste). Après quelques minutes de pause, nous poursuivons notre route vers Baracoa.

Si vous voulez dormir chez Juan à la Casa Terraza Pavo Real (comptez 35 CUC la nuit pour 2). Mail  : juanmarti13@yahoo.es

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