Le CDI, une prison dorée ?

Réflexion d’une journaliste autour du CDI…

Pour la génération de nos parents, le CDI représente la sécurité de l’emploi, l’emblème de la réussite professionnelle. Pour négocier un prêt ou pour louer un appart, là encore la référence est le CDI. Certains rêvent de le décrocher pour pouvoir envisager sereinement l’avenir…et d’autres d’en sortir !

Pour notre génération : que représente-t-il ? Un objectif de plus en plus dur à atteindre ? Oui ! Le sésame protecteur que l’on agite face au spectre de l’emploi en crise ? Sûrement.

Mais une fois décroché, le CDI révèle aussi ses limites. Bien installé, on a pas envie de sortir de ce confort, de se dépasser. On laisse la vie s’égréner dans notre cage dorée. Et puis, un CDI dans la journalisme, ça ne court pas les rues, entend-t-on dans son entourage. En acceptant un CDI, on accepte aussi de perdre sa liberté. Désormais, nous voilà entièrement consacré à une société. Difficile dans ces conditions d’aller chercher ailleurs, de se lancer dans l’inconnu. On préfère la facilité. Mais jusqu’à quand ? Est-il vraiment possible de s’épanouir dans un CDI ?

Les mentalités doivent évoluer et une mise en danger s’avère nécessaire. Encore faut-il avoir la possibilité et le courage d’oser, de quitter notre confort pour l’incertitude, l’inconnu. « On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne ».

Arrivé à un certain point, l’épanouissement prime sur la sécurité. Quand son travail n’apporte plus de satisfaction et qu’un profond changement s’avère nécessaire, osons ouvrir la cage aux oiseaux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *