Joies et déceptions dans la recherche de petit boulot en Australie

Avant de partir, et en arrivant, j’étais sûre que trouver un petit boulot en n’allait pas être (trop) difficile. D’autant que je ne prétend pas à une petit boulot requérant des hautes capacités intellectuelles : serveuse. Ce petit boulot me semble à la portée de tout le monde et n’implique pas d’avoir bac +5. Erreur ! En fait, oui, il est possible de trouver un petit boulot sympa de serveuse (j’exclus KFC, Mc Do et Cie), à condition de ne pas cumuler les handicaps. Et, allez savoir, il semble que je cumule les handicaps.

Handicap number 1 : la période
Ha, depuis mon arrivée, on me rabat les oreilles avec « Noël est fini , « C’est le mois de janvier »… Clairement, je ne suis pas tombée sur la bonne période. Il y a les vacances scolaires, et de fait, c’est plus calme. On m’annonce que les équipes sont complètes et/ou qu’on a besoin de personne. Mais peut-être le mois prochain… Apparemment, si j’étais arrivée avant Noël, tout aurait été différent.
Handicap number 2 : le café
Je n’aurais jamais cru qu’on allait autant me parler de café en une semaine. Depuis le début de ma recherche, on me parle de « coffee », comme si c’était LA chose essentielle à maîtriser. En fait, une nana a pris le temps de me dire que c’était très important pour les Australiens (enfin à Sydney). Ils aiment plusieurs sortent de cafés différents. Aussi, savoir le servir ne suffit pas. Il faut aussi savoir le préparer. Vu que je ne suis pas une consommatrice de café, ce talent n’est pas dans mes cordes. Et, vous vous en doutez, il nez s’agit pas d’appuyer sur un bouton de la cafetière électrique. Etre « barista » est tout un art. Lundi, je vais très probablement aller à l’école : à la coffee school, plus exactement. Moyennant 99 dollars, je vais apprendre les bases du métier de « barista ». Une formation qui permet de décrocher un job dans le monde entier, à en croire le prospectus. Enfin, si déjà je décroche un job à Sydney, je serai contente. Après cette journée, je vais pouvoir afficher sur mon CV la certification « barista ». Un sésame pour le boulot ? A voir…
Handicap number 3 : l’expérience
Beaucoup cherchent des employés avec de l’expérience… en Australie ! Mais comment peut-on avoir de l’expérience quand on a débarqué depuis 10 ou 15 jours ! Si personne nous fait bosser, on risque pas d’avoir de l’expérience.
Handicap number 4 : la langue
Même si j’arrive à alligner correctement une phrase (enfin je l’espère), je suis immédiatement trahie par mon accent (et par mon look), paraît-il. Les Français se repèrent facilement. Si un employeur a le choix, il va forcément opter pour quelqu’un qui est « fluent ». Ce qui n’est pas mon cas. Et même si je comprends grosso modo ce que les gens me racontent, certaines choses m’échappent….
Handicap number 5 : la nationalité
Je pensais qu’être Française serait un atout. Oui, en principe, dans les restos et bars français. Mais malheureusement, il n’y a pas tant que ça à Bondi (certains ont fermé) et, sinon, on me ressort l’excuse des « coffee skills ». Je me heurte surtout à un nombre incroyable d’asiatiques où que j’aille dans la ville. J’ai alors la désagréable impression qu’ils préféreront embaucher un/une asiatique plutôt qu’une Européenne.
Handicap number 6 : le contact
Là, tout est une question de feeling. Au début, j’ai eu quelques bons contacts (je suis tombée sur une Française qui m’a conseillée et fait appeler sa patronne), l’employeur semble satisfait, dit qu’il va regarder mon CV et m’appelle demain. Youpi ! Bon contact dès le premier jour, je suis enthousiaste. Demain, la boss appelle. Or, elle n’a jamais rappelé. Et maintenant, j’ai saisi le message. Ils semblent tous enthousiastes, prennent ton CV, mais te rappellent… jamais ! Sinon, il y a cette fille qui ma regardé d’un air dédaigneux, en disant « c’est ok », du style, nous n’avons pas besoin de toi. J’ai eu droit au mec qui fait la cuisine avec ses lunettes de soleil dans une petite boutique végétarienne et te répond que son équipe est complète avec un air franchement pas sympa. Et sinon, y’a ceux qui ne disent non tout de suite, mais gentiment, au moins, c’est clair ! Ça me fait économiser des photocopies.
Bref, trouver un boulot en Australie ne se fait pas en un claquement de doigts. Si d’ici lundi, rien n’a bougé, je vais donc réserver un cours de barista, voire aller postuler dans les pizzerias moins sympa. Jusqu’à présent, l’argent sort (beaucoup) et ne rentre pas. Cet après-midi, je vais à une fête de départ d’une Française qui était nanny depuis plusieurs années à Manly. Elle m’assure que plusieurs de ses contacts seront là. L’espoir, peut-être, d’avoir une piste de boulot ! Cross fingers et… priez pour moi :-)

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