Panaché, cricket, barbecue, boulot, bébête : mes premières fois en Australie !

Janvier 2012

Ces derniers jours ont été riches en rencontres. Jeudi dernier, j’ai tout d’abord fait la connaissance de Marion, nanny à Sydney depuis 3 ans. C’est grâce à Christine, une copine de Solène, que nous avons pu être mises en contact. Elle m’a proposée de se rencontrer à Manly. Une nouvelle occasion de prendre le ferry et de profiter, cette fois, de la plage. Seul inconvénient, en fait il y en a deux : le traversée coûte 14 dollars et Manly et à l’opposé de chez moi. Il faut un plus d’une heure pour y aller. Me voilà donc sur la plage de sable de Manly à l’ombre.

L’eau est bonne, quoi qu’un peu fraîche au premier abord. 18H30, j’appelle Marion. Elle n’est pas tout à fait prête. J’en profite pour bouquiner encore un peu avant que l’on se retrouve dans la rue principale. Ensemble, nous partons acheter une « pie » dans une boulangerie (bon, au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’ une paille et je ne comprenais pas très bien). Garniture stroghonoff pour moi. Nous partons nous asseoir sur un banc, face à la plage. Marion a pris 2 bières, je ne suis pas très bière, mais je goûte. Particularité de celle-ci, elle est illustré par une belle pin-up blonde en maillot de bain. Et quand la bouteille est vide, la maillot de bain disparaît. Je n’avais plus de batterie, mais promis, la prochaine fois, je prends une photo !

Marion en profite pour me parler de son expérience en Australie… qui touche bientôt à sa fin. Dimanche, elle part pour la Nouvelle-Zélande. Elle est donc en train de vivre ses dernières heures. Quelques minutes plus tard, Adrien et Benoit, des copains de Marion, débarquent. Les garçons, la trentaine, n’ont pas encore mangé. Marion propose d’aller à son QG : le 4 pines. Ce pub produit sa propre bière. Surtout, Marion me donne le nom anglais du panaché : CHANDY ! Trop contente. J’en commande un au barman, qui est plutôt beau gosse. Et tout les autres aussi ! Je comprends mieux pourquoi elle apprécie l’endroit:-) Nacho, un espagnol (mais qui parle français), débarque aussi. Trois garçons, deux filles, ça c’est de la bonne parité australienne !
On trinque, on picore. Nacho a commandé un sandwich énorme. Le temps file vite et je dois attraper mon ferry (1 toutes les 20 minutes environ). Marion me propose de venir à sa fête de départ samedi, à partir de 14h. A Bondi Junction, les rues sont désertes, je marche seule dans la rue, à peine éclairée. Je ne suis pas très rassurée et avance d’un pas rapide pour arriver jusqu’à chez moi. A ce rythme, je vais avoir des jambes de star !
Samedi, en début d’après-midi, je prépare mes affaires pour la plage. Marion m’a dit qu’il y aurait tous ses contacts. Je mets un CV dans mon sac, sait-on jamais. Sur le chemin pour prendre le train, une boulangerie « Heart of Europe », va rouvrir. Il y a du monde, je m’arrête pour voir s’il y a une possibilité de job. Le jeune prend mon CV mais me dit que pour le moment, il n’y a rien. Je commence à discuter avec son père, qui lui, me laisse un espoir. Sa femme a sûrement besoin de quelqu’un en cuisine pour l’aider. Je promets de repasser ce soir ou demain matin.
Il est 16h quand j’arrive au fameux point de rendez-vous à « Little Manly », un quartier de Sydney, (sous la grisaille) .
Marion a rassemblé ses amis et les familles pour lesquelles elle a travaillé. Je fais la connaissance d’autres Français expatriés et de « vrais » familles australiennes. Les garçons lancent une partie de cricket, l’ancêtre du base-ball. Pris dans le jeu, ils n’hésitent pas à se jeter à l’eau pour rattraper la balle.
 A mon tour de taquiner la balle (et la batte) au poste de batteuse. Je dois encore m’entraîner et frapper plus fort.
Pour lancer la balle, ça va, je me débrouille pas trop mal. Dans l’équipe, Français et Australiens sont mélangés. Eux maîtrisent parfaitement les règles, puisque c’est leur sport national. Anglais et Français, les deux langues se mélangent. On mange, on boit sur le bord de la plage. On assiste à un magnifique coucher de soleil.
La nuit est tombée. des bandicoot, sortes de petits rats mignons, gambadent dans la pelouse. En réalité, ces petites bêtes sont en voie de disparition en Australie. Il y a même une mère avec son bébé.
23h20, c’est à mon tour de rentrer. Le ferry n’attend pas. Avec Nacho et Marion, nous rentrons ensemble jusqu’au port et j’attrape de justesse mon ferry. J’ai à peine eu le temps de lui faire une bise. Demain, à 17h, elle s’envole pour la Nouvelle-Zélande, avant de rentrer à Paris dans quelques mois.
Dimanche, dodo jusqu’à 10h. Il pleut, mais il faut que je me bouge. J’enfile une parka légère et comme promis, je repasse vers 11h à la boulangerie. Fermée ! Zut ! De toute façon, je dois acheter du vin pour le barbecue de ce soir. Je suis invitée chez Philip et Pam, avec qui je vais faire mon prochain échange de maison. Ils vont le présenter leur fille, Sarah, prof d’anglais, Peter, son partenaire, et Heittie, leur fille de 7 ans. En achetant la bouteille de vin, je dis au vendeur que je cherche un boulot en tant que serveuse. Il me conseille de m’adresser au magasin juste après. J’y vais, jusqu’à ce que je me rends compte qu’il s’agit d’un bar immense avec de la musique à fond le soir. Je ne pourrais clairement pas bosser là-dedans, j’abandonne. Je rentre à la maison, ou j’attends encore désespérément que mon téléphone veille bien sonner. Je crée des petites annonces de demande d’emploi, je surfe sur gumtree et j’envoie des candidatures pour être nanny. Philip et Pam m’ont invité à partir de 17h30. Avant d’aller chez eux, je fais encore un saut à la boulangerie. Miracle, c’est ouvert. Une jeune femme m’ouvre et j’explique que j’ai probablement vu son beau-père. Sur ce, la dite femme débarque et me dit que pour le moment, elle n’a besoin de personne car ils viennent à peine de rouvrir, mais peut-être que oui par la suite. Elle promet de me rappeler. C’est fichu !
Philip m’accueille dans la maison. Pam, Peter, Sarah et Hettie sont là. Peter est aussi journaliste ! Ce soir, c’est lui qui se charge du barbecue (au gaz). Nous voilà dans le jardin de Philipp et Pam, une verre de vin blanc à la main, en train de parler du boulot, de la France, du sud en anglais. Je comprends pratiquement tout et je suis plutôt contente. Vers 19h, nous passons à table. Le poulet bio est très bon, accompagné d’une salade de tomates, de patates douces et de pain à l’ail et aux herbes du jardin (j’adore). Un régal ! Pour finir, un pudding à l’orange et au chocolat, avec des fraises et de la crème. Peter et Sarah vont prendre un taxi pour rentrer chez eux à Clovelly. Ils me proposent de me déposer sur le chemin. Quelques minutes plus tard, je suis chez moi.
Lundi, nouvelle semaine, je me relance dans ma recherche d’emploi en Australie. Je passe devant une boulangerie qui vient de rouvrir. La jeune fille est seule. Il ne doit pas y avoir de boulot. Hier, en discutant, Philip et Pam m’ont conseillée d’essayer au «Pain Quotidien » dans le centre commercial de Bondi Junction. Je connais bien cette chaîne belge pour y avoir fait des brunchs. Je rentre dans le centre, je cherche sur l’ordinateur la localisation, mais rien ne sort. Sarah m’a parlée de David Jones pour me repérer. Je vois le magasin et, effectivement, le Pain Quotidien est juste à côté. Je veux parler au serveur qui me dit de patienter quelques secondes. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il me dit « you’re looking for a job ». Yes ! Il me demande mon CV, si j’ai déjà travaillé dans la restauration, et combien de temps je vais rester en Australie. Il me propose un essai demain à 10h30. Je dois avoir un pantalon, un tee-shirt noir et des chaussures noires, si possible. J’ai enfin décroché un test alors que je n’y croyais pas ! Je suis trop contente. Reste plus qu’à aller m’acheter un pantalon, un tee-shirt et des chaussures. Je m’en sort pour 35 dollars, le tout. Par contre, le test de demain n’est pas payé. J’espère vraiment que ça va marcher.
 Une fois mes emplettes finies, j’appelle Sarah (la fille de Philip et Pam) pour leur annoncer la bonne nouvelle. J’aimerai qu’elle m’aide à préparer mon test en faisant la cliente. Sur un site, j’ai vu le vocabulaire à connaître, ça va déjà m’aider. Sarah me propose de se voir cet après-midi. Peter passera me prendre vers 16h. Entre temps, je cherche la carte du restaurant, je note les mots que je ne connais pas, je cherche sur le dictionnaire. Je m’entraîne à l’oral. Bref, je suis à fond ! Vers 16h30, Peter passe me prendre et je lui montre la vue sur la mer depuis la terrasse. En quelques minutes à peine, nous sommes à Clovelly et Peter me fait faire le tour du cimetière avec vue sur la mer. Le quartier est une succession de maisons et d’appartement, à quelques mètres de la plage. L’appartement de Peter et Sarah a une vue directement sur la mer. En face, une petite île est surnommée « Wedding cake ».  Quand les vagues sont fortes, ça donne une impression de mousse :-) Certains font le tour à la nage, accompagné de sauveteurs.
En haut des marches, Hettie et d’autres petites filles m’accueillent avec un « Bonjour Marianne ». Elles veulent apprendre le français:-) Sarah m’accueille à son tour. Surprise dans la cuisine : au plafond, il y a une énorme araignée !!! J’ai pas pris mon appareil photo. Quel dommage. Celle-là fait partie des plus grosses qu’ils aient vu ! D’après Peter, elle ne pique pas, mais peut sauter. L’horreur ! Avec Sarah, nous faisons quelques exercices de mise en situation, elle m’explique les mots de vocabulaire qu’il me manque et surtout m’aide pour la bonne prononciation. De son côté, elle m’explique qu’elle et sa voisine du dessous voudraient que je donne un cours de français, une heure par semaine, aux filles.
Peter et Sarah me proposent de rester dîner. Au menu : riz complet, poisson blanc (baudroie) et un verre de vin blanc sur la terrasse. Nous descendons ensuite chez la fameuse voisine qui me propose une part de crumble (excellente) aux fruits rouges. Je fais des chatouilles au petit Jack, qui veut absolument que je joue avec lui. Les filles sont en train de regarder la version originale de « Charlie et la Chocolaterie ». Hier, j’ai regardé le bossu de Notre-Dame. La maman de Lucie, la plus grande des filles, voudrait aussi que je lui parle en Français.
Au retour, les parents du petit Jack me déposent en voiture. J’appelle mes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle et je leur laisse un message sur le répondeur pour mon test de demain. Mes parents se connectent sur skype et on peut en discuter de vive voix.
 En me couchant, je sens que je vais avoir du mal à m’endormir. Je n’arrête pas de me retourner dans mon lit et je me suis faite piquer par je ne sais quelle bête et ça me gratte. J’allume la lumière à 2h30, puis à 7h. J’ai mis le réveil à 9h.
C’est le moment de sortir du lit ! Hier, j’ai pris le soin de repasser ma tenue du jour : total black !
Après une bonne douche chaude, j’ai du mal à avaler mon petit-déjeuner. Trop stressée. Pourvu que je ne me sois pas trompée d’heure.
10h20, je suis devant le « Pain Quotidien »  australien et je patiente. Le manager vient finalement me voir, me montre où poser mon sac et me présente au reste de l’équipe. Il m’explique le plan des tables, me demande combien d’assiettes, je peux porter. Me montre comment tenir un bol. Là, j’avoue que je ne suis pas très douée et le manager me dit que je m’entraînerai plus tard. Il doit y avoir une quarantaine de tables, dont certaines familiales avec à chacune un numéro de chaise. Aujourd’hui, j’ai la partie west, à gauche. Avant de tenir le plateau d’une seule main, j’utilise les deux, c’est mieux. Je renverse un peu de café sur le plateau. « Don’t panic », me dit le manager. On me montre où mettre la vaisselle sale, où ranger les couverts. Je veux prendre une assiette plate ( plutôt une planche) avec un énorme cookie… qui finit par terre. En l’attrapant trop rapidement, il a glissé. Aïe Aïe Aïe ! Après un petit temps de rodage, je m’en sors pas trop mal. Je ne fais que servir, je ne prends pas de commande et je débarrasse la vaisselle sale. Pendant ces 2 heures, j’ai l’impression d’avoir déployé une énergie folle. Heureusement, mes clients étaient sympas. Le responsable me fait aussi nettoyer les vitres collées aux tables. Un peu plus tard, il m’annonce que mon temps est fini. Il me redemande combien de temps je vais rester à Sydney et me demande d’aller voir le manager. Il est content de moi, j’ai prouvé que j’étais motivé pour travailler, mais il doit voir d’autres personnes et va me rappeler ou m’envoyer un mail. Au passage, il me demande d’où je viens exactement. Maintenant, je peux rentrer chez moi… je n’ai plus qu’à attendre la suite. Sarah m’avait indiqué une autre boulangerie où déposer mon CV. Demain, je m’attelle à ça ! Il est presque 16h15, direction la plage, je l’ai bien mérité

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