First french cooking lesson : cours de cuisine française in Australia

Le 23 avril 2012

Hier, j’ai innové (et qui sais le début d’un nouveau business ?) en donnant mon premier cours de cuisine française « in english » à trois Australiennes qui adorennnnt la cuisine française. J’ai d’abord rencontré Lucille lors d’une soirée Meetup. Elle était emballée par mon idée et a rassemblé trois de ses collègues chez elle. Je leur ai fait plusieurs suggestions de menus. Elles ont fait un mix pour en créer un troisième.

Voilà ce qu’il y avait au menu de ce dimanche :
Tapenade et rillettes de saumon à l’apéritif, arrosées d’un mojito
Chaussons à la ricotta, aux herbes avec une touche de miel sur lit de roquette, en guise d’entrée
– Saumon en papillote avec julienne de carotte et courgette, accompagné de tomates à la Provençale
– Et pour finir : mon incontournable (et désormais célèbre 😉 Fondant au chocolat avec sa crème anglaise.

A 12h45, Lucille me récupère à l’arrêt de bus. Par chance, elle n’habite pas loin de chez moi et juste à côté de la mamy pour qui j’ai fait le baby-sitting. En attendant l’arrivée des autres convives, je vérifie les ingrédients et le matériel. Je sors mes recettes (traduites en anglais) et imprimées avec photos à l’appui (oui, je sais, je suis une vraie pro 😉
L’une après l’autre, mes « élèves » arrivent. Adina lance un grand bonjour en français. Elles se font la bise à la française en faisant du bruit. Elles adorent !

13h05 : le groupe est au complet, on peut commencer. J’ai prévu 2h/2h30 de cours de cuisine française.

 

 

De gauche à droite : Priscilla, Adina, Lucille et Eileen.

Première étape (et l’une des plus délicates) : préparer la crème anglaise. Je donne les instructions, quelques astuces et mes élèves cuisinent… avec enthousiasme. En fait, elles sont toutes de bonnes cuisinières, et donc connaissent les gestes. Je donne des explications sur les plats et leur apprend des mots en Français. Bien sûr, elles trouvent mon accent anglais très poétique.

Une fois la crème anglaise prête, nous la laissons refroidir. Deuxième mission : les tomates à la Provençale. Adina a acheté de belles tomates bien mûres et se charge de les vider. Pendant ce temps, Priscilla coupe les herbes et les émince. Elle a aussi porté de l’ail du jardin de ses parents, émincé et conservé dans de l’huile. Nous allons l’utiliser.

 

 

Pendant qu’Adina et Priscilla s’occupent de farcir les tomates. Eileen s’attaque à la tapenade et Lucille aux rillettes de saumon fumé. Un beau travail d’équipe !

 

 

Mes élèves concoctent maintenant les fameux chaussons à la ricotta. Priscilla mélange les herbes et la ricotta pendant qu’Advina fait les cercles de pâte. Une touche de miel sur le dessus et voilà !

 

 

Zut, on a oublié le basilic ! Trop tard, les chaussons sont déjà fermés.

Lucille et Eilenn ont commencé à casser le chocolat pour le dessert. Oh les gourmandes ! Ma recette va devoir subir une variation car Lucille a acheté du chocolat au lait et non du chocolat noir (pour moi c’était évident, mais je ne l’ai pas précisé sur la liste). Et c’est plutôt du chocolat à grignoter. A voir ce que cela va donner… L’excédent de pâte des chaussons est utilisé pour faire des petites boules avec deux carrés de chocolat à l’intérieur. Rien ne se perd, tout se transforme. On ne gâche rien en cuisine !

En fait, la préparation nous a donné du fil à retordre car le chocolat au lait fondu se mélange mal avec le sucre. Pas de panique, on sort le batteur électrique et tout rentre dans l’ordre.

Adina et Priscilla s’occupent maintenant des filets de saumon. Courgette et carotte sont coupées en julienne. Les papillotes sont assaisonnées, fermées et prêtes à être enfournées dès que l’on passe à table.
Chaud devant, les chaussons sont cuits !

 

 

 

On pose une feuille d’alu dessus. Eilenn fait dorer les tranches de pain pour l’apéro, je prépare les mojito avec Adina et Priscilla, tandis que Lucille dresse la table… et casse un bougeoir. En 2 heures chrono, nous avons concocté un menu complet de l’apéro au dessert. Je suis fière de moi et de mes élèves !

15h : on passe à table pour la dégustation…

 

 

Santé ! Et on n’oublie pas d’enfourner le poisson.

L’heure du premier verdict a sonné. Je n’entends que des « delicious », « gorgious », dans la bouche de mes élèves.

Après la tapenade, les rillettes de saumon et un mojito (ça fait du bien de boire un bon coup),
voici l’entrée dressée dans l’assiette :

 

Là encore, carton plein ! La couleur est parfaite et la touche de miel fait l’unanimité.

 

On poursuit avec le saumon en papillote et les tomates à la Provençale :

 

Mes Australiennes adorent le saumon cuit à la vapeur et ses légumes. So diet ! Et les tomates à la Provençale sont excellentes avec une bonne couche de chapelure. Tout est cuit à la perfection. Oui, oui ! Pour prolonger le plaisir, elles décident de ne pas manger tout le poisson et d’en garder pour leur lunch de de demain au bureau.

Le fondant a été enfourné pour 20 minutes, mais je le trouve encore trop liquide (la faute au chocolat au lait). Je rajoute 5 minutes et le laisse refroidir dans le four. Maintenant, la consistance doit être bonne. Je sors la crème anglaise (conservée quelques minutes au freezer pour qu’elle soit un peu plus froide) et la dresse dans des assiettes creuses. Je pose sur le dessus une tranche de fondant, dont je ne suis pas totalement satisfaite. Mais bon…

 

Lucille nous rejoint pour le dessert.
Il est 16h30 quand le déjeuner se termine. Les Australiennes, tout comme moi, sont heureuses et repues.
Vient le moment du règlement. Après hésitation, j’avais fait un prix de groupe à l’heure, soit 18 dollars de l’heure. Lucille a un doute quant à savoir si c’est par personne ou au global. J’explique que dans mon idée c’est global (par personne et par heure cela me paraît excessif, surtout pour une première leçon). Trois heures étaient prévues au programme en début de cours de cuisine. Elles doivent me régler 54 dollars. Si c’est divisé par 4, cela revient à pas grand chose par tête (elles se sont partagées l’achat des ingrédients). Je glisse à Lucille que pour cette première leçon, je me suis organisée comme ça au niveau tarifs, mais si elles veulent me donner plus, pas de souci :-)
Comme elles ont été très satisfaites, j’empoche 80 dollars (pour finalement 2 heures de cours, mais tout une après-midi de plaisir). Chacune a donné 20 dollars.
J’ai aussi retenu la leçon : pour la prochaine fois, à partir de de deux personnes, je ferai payer 10 dollars de l’heure et par personne. Le seul regret pour mes élèves (et pour moi) est que je parte bientôt. Lucille avait plein de potentiels clients pour moi… Mais sa sœur pourrait bien avoir besoin de mes services à mon retour de Bali, juste avant mon départ pour le nord de l’Australie. A suivre !
Priscilla, qui n’habite pas loin de chez Linda, propose même de me ramener en voiture. Royal !
Bilan : une excellente expérience à renouveler, positive à tout niveau. Apparemment, il y a de la demande et personne ne propose ce type de cours. Un nouveau business à monter en Australie ? A bon entendeur… Bon appétit !

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